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Pauline Jaricot béatifiée devant des milliers d’Hommes venant de partout : le drapeau du Bénin était brandi

Les livres de Pauline Jaricot

La date du 22 Mai 2022 sera à jamais gravée dans les annales du diocèse de Lyon en particulier et de l’église catholique en général et pour cause, celle qu’on peut appeler de non droit  »la mère des missions » a été béatifiée avec l’autorisation du Saint Père, lors de l’eucharistie dominicale présidée par le Cardinal TAGLE, Préfet de la congrégation pour l’évangélisation des Peuples.

Près de 12.000 personnes se sont réunies dimanche près de Lyon dans un hall d’exposition transformé pour l’occasion en église géante pour la béatification de Pauline Jaricot, une Lyonnaise pionnière du catholicisme social.

Le rite de béatification a donné lieu à une procession durant laquelle la relique du coeur de Pauline Jaricot a été porté jusqu’à l’autel.

Née en 1799 dans une famille d’industriels de la soie, cette pionnière du catholicisme social laïque est connue pour avoir fondé l’Œuvre de la Propagation de la foi, destinée à soutenir les missions catholiques dans tous les continents, et devenue un siècle plus tard un pilier des Oeuvres pontificales missionnaires (OPM).

Selon l’archevêque de Lyon, Mge Olivier de Germay, les représentants des œuvres pontificales missionnaires de plus d’une centaine de pays étaient présents pour cet hommage à « une femme qui a vécu au 19e siècle mais qui est au fond très moderne ». Dans le public du parc Eurexpo, des participants brandissaient un drapeau polonais et des danseuses malgaches ont défilé dans les travées. Plus d’une dizaine de Béninois présents, prêtres, laïcs, religieuses avaient joyeusement brandi également leur drapeau.

Les livres de Pauline Jaricot

Le préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, le cardinal Luis Antonio Tagle, qui préside la cérémonie, a lu une lettre en anglais du pape François acceptant que Pauline Jaricot « soit désormais appelée bienheureuse ». »

Après avoir lu la vie de Pauline Jaricot, je me suis dit qu’elle était peut-être née à Lyon en France mais qu’elle aurait aussi pu être africaine, asiatique, américaine, océanienne tant son amour, sa passion pour Jésus et pour les pauvres sont universels », avait précédemment déclaré Mgr Tagle à la presse.

A l’issue de cette lecture, le portrait de Pauline Jaricot a été dévoilé et applaudi par les fidèles, de tous âges et qui témoignaient d’une grande ferveur, entonnant les chants religieux en choeur.

Les mots de la Sœur Micheline TOWANOU, secrétaire Nationale de l’Enfance Missionnaire

« C’est une joie pour nous les Béninois de se retrouver à Lyon ce dimanche de Béatification de Pauline Jaricot notre amie missionnaire. Avec notre fanion, beaucoup se sont rapprochés de nous pour manifester leur amour pour le Bénin car ils ont eu des occasions de passer quelques années au Bénin. Beaucoup de béninois y étaient à cette solennelle célébration. Dieu soit loué. Vive la bienheureuse Pauline, vive la mission, vive le Bénin. »

Les livres de Pauline Jaricot
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Colloque international sur Pauline Jaricot: la délégation du Bénin doublement en joie

Le Père Gaston OGUI COSSI (Théologien) du Bénin est l’un des intervenants de ce colloque.

 »Le meilleur jour de la fête, c’est la veille ». Cette assertion se vérifie pour la délégation béninoise constituée pour participer à la béatification de Pauline Jaricot.

Père Patrick Bio, Secrétaire National


En effet, ce jour 21 Mai 2022, veille du grand rendez-vous ecclésial dans cette ville historico- spirituelle, tous les directeurs nationaux et les personnes de bonne volonté ont participé à un colloque au centre d’animation missionnaire de Valpré.
Le thème général qui a focalisé l’attention des participants est intitulé  »la fécondité d’un charisme: Pauline Jaricot et l’œuvre de la propagation de la foi ». Pour entrer dans l’intelligence de cette thématique dense de sens, d’éminentes personnalités ont été sollicitées.
L’occasion de ses assises aura permis à Mgr Georges COLOMB, Directeur national des OPM – France, d’accueillir tous les participants dans la prestigieuse salle de conférence du centre muni d’un dispositif de communication haut de gamme.

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Ensuite l’honneur est revenu à Pierre DIARRA d’introduire le colloque. L’universitaire a eu le mérite de préciser l’argumentaire des travaux dans un style simple et accessible. L’essentiel de son intervention se résume au fait qu’il faut non seulement regarder le passé mais aussi il faut que ce passé nous inspire pour une mission dynamique et réussie. De toute façon, nous aurons, présent à l’esprit, cette question essentielle qui doit être permanente et toujours actualisée:  »pourquoi faut-il évangéliser, avec et comment réaliser la mission? ».
Tour à tour Madame Catherine MASSON, cette femme chrétienne, Universitaire et auteure de plusieurs livres, est intervenue comme personne ressource pour nous parler de  »Pauline JARICOT : une femme aux nombreuses intuitines ». Toute de suite Madame Catherine a tenu à préciser le contenu de concept  »intuition » pour une compréhension éclairée et nette du sujet qui lui a été confié. En réalité, parlant de Pauline Jaricot, le professeur a tenu à nous préciser qu’elle a vécu ces intuitions dans la foi, la prière et vécu les réalités de son temps. Elle a senti les besoins de celui-ci avec la nécessité d’éveiller le sens de la solidarité qui était un besoin de son temps. Cette plongée dans la vie de Pauline a permis à la conférencière de souligner certains aspects importants de cette figure d’église, modèle de laïque engagée pour la cause de la mission. L’aspect pionnier de la vie de Pauline c’est que tout d’abord, elle se montre pionnière comme une femme. Ensuite Pauline vit et agit comme une femme. Enfin, elle a pris sa place de laïque dans le processus de mise en place de cette œuvre qui deviendra une œuvre ecclésiale d’une lumineuse inspiration.


Dans ses initiatives, Pauline s’adressait aux femmes et les embauchait dans ses œuvres. Affectueusement, Pauline appelait ses braves dames ouvrières les  »réparatrices du cœur de Jésus méprisé et marginalisé ».
Parler de Pauline Jaricot, c’est parler de l’Eglise de Saint Nizier. Église dans laquelle elle se confie définitivement à Jésus pour le service de la mission :  »Jésus, je veux souffrir et mourir avec toi ». En ce lieu, aujourd’hui elle repose. Faut-il préciser qu’elle est la fondatrice du  »Rosaire vivant ».

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Madame Bernadette TRUCHET, Directrice du centre de documentation n’a pas fait économie de parole pour nous renseigner par rapport au thème : « la propagation de la Foi: une rapide expansion ». Agrégée d’Histoire, Docteur d’Etat en Histoire, cette femme énergique, a pris la peine de préciser que  »si l’œuvre a été créée, c’est pour répondre à un besoin ». De toute façon personne ne peut nier ce besoin essentiel pour la vitalité et la visibilité de l’Eglise.

Le troisième intervenants Mr Claude Prudhomme, Agrégé d’Histoire, Docteur d’Etat, membre du comité Pontifical de Sciences historiques, intellectuel de haut vol nous a fait un inventaire de la propagation de la foi de 1622 en 1968. Au cours de cette période, il y a eu comme un changement de paradigme. Désormais, le salut est quelque chose d’urgent. Chacun doit pouvoir se dire  »je ne peux avoir accès au salut si je ne porte pas le souci du salut des autres. Il y a donc une solidarité spirituelle toujours soutenue et renouvelée qui doit nous habiter.
D’autres activités non moins importantes ont suivi.


Tous les participants malgré la densité et le temps long des interventions et échanges n’ont pas été ennuyés. Bien au contraire, riche en couleurs et informations, ce colloque nous aura permis aux un et aux autres de savoir un peu plus sur cette institution que chacune des organisations nationales gère au mieux de ses capacités.

Rappelons que le colloque est établi comme suit :

Programme

Accueil

Mgr Georges Colomb, Directeur des OPM France, Évêque de La Rochelle et Saintes

Introduction

Pierre Diarra, Docteur en théologie et en histoire des religions et anthropologie religieuse, ancien responsable France de l’UPM

Pauline Marie Jaricot. Une femme aux nombreuses intuitions

Catherine Masson, Docteur en histoire, Maître de conférences honoraire de l’Université catholique de Lille

L’Œuvre de la Propagation de la Foi : une rapide expansion

Bernadette Truchet, Docteur d’État en histoire, Responsable du Centre de documentation et d’archives des OPM et Présidente du CREDIC (Centre de recherches et d’échanges sur la diffusion et l’inculturation du Christianisme)

De la Propaganda Fide (1622) à l’Évangélisation des peuples (1968)

Claude Prudhomme, Docteur d’État en histoire, Professeur émérite de l’Université Lyon 2

Rôle des OPM au sein de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples

Père Dinh Anh Nhue Nguyen, Secrétaire général de l’Union Pontificale Missionnaire

Défis missionnaires dans les continents

Comment les intuitions de Pauline Marie Jaricot peuvent-elles nous aider à vivre aujourd’hui la mission ad gentes, la mission inter-gentes… ?

Table ronde animée par le Père Vincent Sénéchal, Supérieur général des MEP

Intervenants

Pour l’Amérique du nord:

Père Yoland Ouellet, Directeur des OPM Canada-Montréal

Pour l’Europe:

Père Anthony Chantry, Directeur des OPM Angleterre-Galles et coordinateur continental

Pour l’Afrique:

Père Vincent Mwakhwawa, Directeur des OPM Malawi et coordinateur continental

Père Gaston Ogui Cossi (Bénin), Professeur de théologie à l’UCAO, Abidjan

Pour l’Asie:

Père Pedige Basil R. Fernando, Directeur des OPM Sri Lanka et coordinateur continental

Sœur Evelyn Monteiro (Inde), théologienne

Pour l’Amérique latine:

Père Maurício Jardim, Directeur des OPM Brésil et coordinateur continental

Pour l’Océanie:

Père Brian Lucas, Directeur des OPM Australie et coordinateur continental

Conclusion

Cardinal Luis Antonio Tagle, Préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples

Que par les mérites de Pauline Jaricot, Dieu allume le feu de la mission en notre cœur pour que Christ soit connu, aimé et servi.

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Assemblée Générale des OPM : Le message du Pape François

Le Pape François a adressé un message aux Œuvres Pontificales Missionnaires à l’occasion de l’ouverture lundi 16 mai de leur assemblée générale à Lyon (France), ville de naissance de l’organisme. L’évêque de Rome y célèbre la figure de Pauline Jaricot, fondatrice de l’Œuvre de la Propagation de la Foi, qui sera béatifiée le 22 mai dans la capitale des Gaules.

Invitant à marcher dans le sillon de Pauline Jaricot, «grande femme missionnaire», à se laisser inspirer par «sa foi concrète, son courage audacieux, sa créativité généreuse», le Pape a d’abord évoqué les différents anniversaires en cette année 2022: le bicentenaire de Pauline Jaricot, les 400 ans de la Congrégation De Propaganda Fide, à laquelle les Œuvres Pontificales Missionnaires sont rattachées, ainsi que le centenaire de l’élévation de l’Œuvre de la Sainte Enfance et l’Œuvre de Saint Pierre Apôtre, au rang de «pontificales».«Vous êtes donc venus à Lyon parce que c’est là, il y a 200 ans, qu’une jeune femme de 23 ans, Pauline Marie Jaricot, a eu le courage de fonder une Œuvre pour soutenir l’activité missionnaire de l’Église», s’est réjoui le Saint-Père dans cette lettre, mentionnant, que, quelques années plus tard, Pauline Jaricot avait créé le «Rosaire vivant», organisation dédiée à la prière et au partage des offrandes. Issue d’une famille aisée, elle est morte dans la pauvreté, a aussi rappelé le Pape.

Tout baptisé a une mission

«Pauline Jaricot aimait à dire que l’Église est missionnaire par nature, et que, par conséquent, tout baptisé a une mission, voire est une mission. Aider à vivre cette conscience est le premier service des Œuvres pontificales missionnaires», a-t-il ajouté, proposant trois aspects qui ont contribué à la diffusion de l’Évangile.

Tout d’abord, la conversion missionnaire. «La bonté de la mission dépend du chemin de sortie de soi, du désir de ne pas centrer sa vie sur soi, mais sur Jésus, qui est venu pour servir et non pour être servi», a relevé François.

La prière, première forme de mission

En ce sens, Pauline Jaricot a vu son existence comme une réponse à la compassion et à la tendre miséricorde de Dieu. «C’est là que se trouve la source de la mission, dans l’ardeur d’une foi qui n’est pas satisfaite et qui, à travers la conversion, devient imitation jour après jour, afin de canaliser la miséricorde de Dieu sur les routes du monde», a-t-il expliqué, mettant en avant pour cela le rôle de la prière, comme «première forme de mission». «Sans elle, la mission deviendrait une course en vain».

Enfin, le caractère concret de la charité: «avec le réseau de prière, Pauline a lancé une grande collecte d’offrandes sous une forme créative, en l’accompagnant d’informations sur la vie et les activités des missionnaires», a remarqué le Saint-Père.

Une semaine d’assemblée plénière à Lyon

Comme l’indique l’agence Fides, organe historique d’information des Œuvres Pontificales Missionnaires, samedi 21 mai se tiendra à Lyon un symposium spécial centré sur la figure de Pauline Jaricot, intitulé: « Pauline Jaricot et la mission de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples aujourd’hui ». L’assemblée plénière comprendra une rencontre avec le cardinal Luis Antonio Tagle, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, suivie d’une messe célébrée par Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique en France.Dimanche 22 mai, l’événement culminant: le cardinal Tagle présidera la Sainte Messe de béatification de Pauline Jaricot.

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Ouverture officielle de l’assemblée générale des OPM mai 2022: le Bénin à l’honneur

Comme chaque année, du lundi 16 au vendredi 20 mai 2022, il sera organisé une assemblée générale des OPM. Avant l’ouverture de cette assemblée générale, le Directeur National des OPM au BÉNIN, Père Cosme Tayéwo ADJOMALE a été reçu sur les antennes de RCF pour parler des OPM au Bénin et de Pauline Jaricot vue du Bénin.À l’ouverture de l’assemblée générale, le Président des OPM, Mgr dal Toso Giampietro a fait lecture du Message du Saint-Père à tous les participants à cette assemblée. Durant la première journée, trois choses importantes ont fait objet de développement: la Foi, La Mission et l’universalité de la Mission.La mission réveille la foi ( la mission renforce la foi Redemptoris missio 2), l’Eglise est envoyée pour évangéliser, l’annonce de l’évangile n’est pas encore finie, l’universalité.

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Qui est Pauline Jaricot ?

Histoire de Pauline Jaricot
Pauline JARICOT est née à Lyon, le 22 juillet 1799, dans une famille de soyeux lyonnais, profondément attachée à l’Eglise. Et c’est dans sa famille qu’elle entend parler des hauts faits des missionnaires. Sa vie s’écoule au cœur de Lyon, entre les paroisses de Saint Nizier et Saint Polycarpe, puis au pied de la chapelle Notre-Dame de Fourvière.

Elle connaît une enfance heureuse, imprégnée de l’affection et de la foi vive de ses parents et de ses frères et sœurs aînés. Les visites au St Sacrement et la Communion fréquente lui permettent très tôt une intimité avec le Seigneur. A l’adolescence, elle aime les plaisirs, les mondanités, l’élégance et se détourne de Dieu, lorsqu’un sermon de l’abbé Wurtz sur la vanité la bouleverse et va provoquer en elle une véritable conversion intérieure. Elle a alors 17 ans, et elle décide de consacrer toute sa vie au Seigneur . Elle se confesse, abandonne ses bijoux, s’habille comme une ouvrière. Noël 1816, elle fait vœu de chasteté dans la Chapelle de la Vierge de Fourvière à, tout en restant une laïque car qu’elle réalise qu’elle n’a pas la vocation religieuse.

Sa vie ne sera plus désormais qu’une longue montée vers Dieu. Elle puisera sa force dans la prière, l’Eucharistie, pour entreprendre ses multiples actions charitables, universelles, sans distinction de personnes. Âme de Feu, femme d’action, apôtre inlassable, elle prendra des initiatives audacieuses pour le service de l’évangélisation, pour une plus grande justice sociale, tout en redonnant, le goût de la prière. À la suite d’un appel intérieur en 1817, elle décide d’aider les pauvres et ceux qui souffrent. Pour cela Pauline recrute parmi les ouvrières de son quartier, des jeunes filles partageant son enthousiasme et fonde un groupe informel « Les Réparatrices du cœur de Jésus méconnu et méprisé ».

C’est alors qu’elle apprend par son frère Philéas, séminariste à Saint-Sulpice, que les Missions étrangères de Paris ont de sérieuses difficultés financières. Pour récolter de l’argent, Pauline et ses Réparatrices fondent une association structurée en dizaines, centaines et mille, chacun devant donner un sou par semaine pour la propagation de la foi chrétienne. C’est en 1822 que cette association devient officiellement la Propagation de la Foi, devenue aujourd’hui les Œuvres Pontificales Missionnaires. À la fin du xixe siècle, l’œuvre sera présente dans tous les pays de la Chrétienté. Ainsi Pauline Jaricot contribue au renouveau missionnaire. Entre 1819 et 1820, avec quelques amies parmi les ouvrières ou des proches, réunis par une vie de prière et d’actions charitables, elle imagine une collecte faite de la main à la main. C’est  ‘le sou de Pauline’ afin de recueillir les fonds nécessaires pour des missions. Elle met en pratique un plan basé sur le système décimal : des groupes de 10 personnes, chaque personne formant à son tour un autre groupe de 10 et ainsi de suite. Ce système s’étendra rapidement dans le monde et deviendra l’Association de la Propagation de la Foi, créée le 3 Mai 1822. En 1826, en réponse au Pape qui avait indiqué la défection de la France pour le Rosaire, Pauline Jaricot fait naître le Rosaire Vivant. Elle adopte un moyen analogue à celui de la Propagation de la Foi : 15 personnes, 15 mystères (aujourd’hui 20 mystères depuis que le Pape Jean- Paul II a ajouté les Mystères Lumineux) ; chaque associé récite une dizaine de chapelet en méditant un des mystères de la vie de Notre-Seigneur, avec l’intercession de Marie ; ce mystère est tiré au sort par une « zélatrice » responsable du groupe. Le Rosaire Vivant se répandra dans le monde entier jusqu’à nos jours. En 1835, avec le prêt de la somme correspondante donnée par un pieux notaire elle acheta le domaine « sis 24 montée Saint-Barthélemy »

Sérieusement malade du cœur, elle décide d’aller en pèlerinage à Mugnano, sur la tombe de sainte Philomène dont le culte restait encore controversé. Elle est d’abord reçue à Rome par le pape Grégoire XVI et lui demande si, au cas où elle reviendrait guérie, ce serait un miracle suffisant pour faire avancer la cause de la sainte. Le souverain pontife répond que oui, persuadé qu’il a affaire à une mourante et qu’il ne faut pas lui refuser cette consolation, comme il le confie en italien à des religieuses présentes.

Elle arrive à Mugnano après un voyage épuisant dans la chaleur du mois d’août. C’est la veille de la fête de la sainte et la foule des pèlerins se presse ; le lendemain, elle communie et défaille : on la croit morte mais elle reprend ses esprits et demande qu’on la porte jusqu’au tombeau de la sainte, et c’est alors qu’elle se trouve miraculeusement guérie. Après avoir passé quelques jours à Mugnano en prières de remerciements, elle retourne à Rome où le pape approuve son œuvre et lui donne sa bénédiction.

Le Curé d’Ars se serait alors écrié : « Ah !, mes frères, je connais, moi, une personne qui sait bien accepter les croix, des croix très lourdes, et qui les porte avec un grand amour. C’est Mlle Jaricot ».

En 1845, Pauline envisage de mettre en œuvre un plan évangélisation de la classe ouvrière. Elle achète une usine pour en faire un modèle d’esprit chrétien. Un bâtiment attenant loge les familles et à côté se trouvent une école et une chapelle. Mais mal conseillée et ayant confié la gestion à une personne malhonnête, très vite l’œuvre périclite . Elle engloutit toute sa fortune et passera le reste de ses jours dans la plus grande pauvreté, quêtant pour rembourser ses dettes. Ce sera son long chemin de Croix. En 1861, la maladie de cœur s’aggrave. Son union intime avec le Seigneur et son effacement humble lui permettront un acte de profond pardon. « Une pauvre qui n’a que Dieu seul pour ami, Dieu seul pour soutien…mais Dieu seul suffit ». Le 9 Janvier 1862, Pauline Jaricot meurt dans la misère et l’indifférence générale. Elle fut inhumée dans le caveau familial, au cimetière de Loyasse, avant que sa dépouille ne soit transférée en 1922 dans l’église Saint-Nizier, près de l’autel de la Vierge dans le transept sud. Quant à son cœur, il se trouve dans l’église Saint-Polycarpe.

C’est le 18 juin 1930 que Sa Sainteté Pie XI introduisait la cause de béatification de Pauline-Marie Jaricot, fondatrice de l’Œuvre de la Propagation de la Foi

Le pape Jean XXIII la déclare vénérable en 1963. Sa mémoire est fixée au 9 janvier.

A la suite de Pauline Jaricot  qui a nourri son énergie pour le service de l’évangélisation dans l’union à Dieu, elle nous engage à l’action, puisée dans la contemplation, dans l’intimité avec le Christ, et dans l’Eucharistie.



Enquête sur les vertus

C’est le 18 juin 1930 que Sa Sainteté Pie XI traçait le Placet Achilleo au bas du document qui introduisait en Cour de Rome la cause de béatification de Marie Pauline Jaricot, fondatrice de l’Œuvre de la Propagation de la Foi[10].

En 1963, le pape Jean XXIII reconnaît l’héroïcité de ses vertus et la déclare vénérable.

Le diocèse de Lyon a fait savoir le 1er octobre 2021 qu’elle serait proclamée « Bienheureuse » le 22 mai 2022.

Reconnaissance d’un miracle

Au cours de l’année 2012, année jubilaire de Pauline Jaricot (pour le cent cinquantième anniversaire de son décès), la petite Mayline Tran, âgée de trois ans, perd connaissance à la suite d’un étouffement lié à un mauvais transit de nourriture. L’enfant, hospitalisée dans un état désespéré après une asphyxie et un arrêt cardiovasculaire de vingt minutes, est considérée comme perdue. Malgré l’arrêt des traitements par les médecins, la famille refuse l’arrêt de l’alimentation artificielle. Une neuvaine à Pauline Jaricot est récitée. Peu après, la petite fille se réveille mais avec un état cérébral très dégradé, ouvrant à un pronostic d’état végétatif sans espoir. Pourtant, elle connaît contre toute attente une guérison totale[11].

Une enquête diocésaine sur la guérison présumée a été instruite auprès du Tribunal ecclésiastique de l’archidiocèse de Lyon du 20 juillet 2018 au 28 février 2019, dont les actes ont été déposés à la Congrégation pour la cause des saints. Le dossier a été transmis à la commission médicale, qui a validé le caractère inexplicable de la guérison.

Le 26 mai 2020, le pape François reconnaît authentique la guérison attribuée à l’intercession de Pauline Jaricot, ouvrant la voie à sa béatification[12]. Le 4 octobre 2021[13], le secrétaire général des Œuvres pontificales missionnaires annonce officiellement que Pauline Jaricot sera solennellement proclamée bienheureuse le 22 mai 2022 lors d’une Messe célébrée par le cardinal Luis Antonio Tagle à l’Eurexpo de Lyon.

Culte

Afin de faciliter l’accès des fidèles à sa tombe, sa dépouille est exhumée du cimetière de Loyasse en 1922, et transférée dans l’église Saint-Nizier, près de l’autel de la Vierge dans le transept sud. Quant à son cœur, il se trouve dans l’église Saint-Polycarpe.


Sources :
-Vatican News
-Nominis
https://paulinejaricot.opm-france.org/
-https://lyon.catholique.fr/

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Nouvelles nominations à des postes-clés au Vatican

Le Pape François a procédé à de « nouvelles nominations au Dicastère pour le service du développement humain intégral mais aussi à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, aujourd’hui 23 avril 2022 au Vatican.

Le Saint-Père a nommé le cardinal Michael Czerny, S.J comme Préfet du Dicastère pour le service du développement humain intégral. Il était jusqu’à présent Préfet intérimaire du même dicastère. Le Pape a également nommé au poste de secrétaire de ce dicastère la sœur Alessandra Smerilli, religieuse des Filles de Marie Auxiliatrice, jusqu’ici secrétaire «ad interim».

Le père Fabio Baggio, missionnaire scalabrien, est par ailleurs nommé Secrétaire du Dicastère pour le service du développement humain intégral en charge de la Section «Migrants et Réfugiés» et des projets spéciaux.

«Nous souhaitons remercier le Saint-Père pour la confiance qu’il a placée en nous et dans notre travail. Nous remercions tous ceux qui ont travaillé avec nous pendant cette période intérimaire pour mener à bien la mission du Dicastère» a déclaré le cardinal Czerny dans un communiqué publié par le dicastère.  «Nous nous engagerons au service du Saint-Père et de l’Église dans le monde entier, en cherchant à contribuer à la promotion du développement intégral de chaque personne et au soin de notre maison commune, sachant que « la manifestation de Dieu dans le Christ – y compris ses gestes de guérison, de libération, de réconciliation et de paix, que nous sommes appelés à proposer à nouveau aujourd’hui aux nombreux blessés sur le bord de la route – indique le chemin et la voie du service que l’Église entend offrir au monde». 

Dans les nouvelles nominations, le Pape a également nommé deux secrétaires à la section doctrinale de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF). Il s’agit de Mgr Armando Matteo, jusqu’ici sous-secrétaire de la CDF et de Mgr Joseph Kennedy, nommé à la tête de la section doctrinale de la CDF (en charge notamment de lutter contre les affaires de pédophilie), qui occupait jusqu’ici le poste de chef de bureau à la Congrégation. 

Source : Vatican News

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Le Pape François lave les pieds de détenus dans une prison de Civitavecchia

Dans l’après-midi de ce Jeudi Saint, le Saint-Père s’est rendu à Civitavecchia, ville portuaire au Nord de Rome, pour célébrer la messe «In Coena Domini» dans un établissement pénitentiaire. Il a lavé les pieds de douze détenus, et pris le temps, après la messe, d’échanger avec de nombreux prisonniers et des membres du personnel.

Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican

Balduz enlève son masque et embrasse la main du pape, puis y pose son front. Il le fait deux fois. En Égypte, son pays d’origine, c’est un signe de la plus grande gratitude. François vient de lui laver les pieds ainsi qu’à onze autres détenus de la prison de Civitavecchia, où il a choisi cette année de célébrer la messe in Coena Domini du Jeudi Saint. «Merci», murmure l’homme, qui retrouvera la liberté le 8 juin prochain. «Merci», répond le Pape qui se tourne ensuite vers Daniele, 38 ans, Papa d’une petit garçon qui vit avec sa compagne à Fiumicino. Président d’une association pour enfants handicapés, il se retrouve en prison «pour une bêtise»: «Pendant la pandémie, j’ai eu une baisse de revenus et j’ai dû commettre un délit». Il a écopé de deux ans et retournera bientôt auprès de sa famille. Sur son col roulé noir, il porte un chapelet en plastique bleu. Le Pape, après lui avoir lavé les pieds, l’invite à prier pour lui chaque jour. «Bien sûr», assure cet homme a l’air dur, mais que l’on retrouvera ému à la fin de la célébration: «Ces choses-là vous arrivent une seule fois dans une vie…», glisse-t-il. «Je peux vous dire une chose», ajoute-t-il, «la prison m’a sauvé, j’aurais pris des chemins pires». Les autres camarades, alignés sur une petite estrade, acquiescent.

Un rite émouvant

Ils sont Italiens, Nigérians, Égyptiens, Slovaques, Ukrainiens, Néerlandais, Albanais et Américains. Le Pape a lavé les pieds de chacun d’entre eux, répétant le geste de Jésus lors de la dernière Cène, un rite profondément émouvant. Parmi les onze personnes présentes, trois femmes étaient assises elles aussi sur l’estrade, dont une plus âgée assistée d’une jeune femme de couleur qui l’a également aidée à prendre la communion. Ces détenus ne se connaissent pas, ils viennent des différentes sections de la prison située à une soixantaine de kilomètres au nord de Rome, qui, entre les prisonniers et le personnel, accueille une communauté d’environ 900 personnes. Les détenus sont au nombre de 530 et la plupart sont des femmes.

Seul un échantillon a pu venir dans la chapelle pour saluer le Pape. Beaucoup sont restés dehors, adossés au mur pour filmer et saluer l’arrivée, peu avant 16 heures, de la Fiat 500L blanche transportant le Pape. «Ah, mais ce n’est pas une papamobile !» s’écrie un petit garçon, après avoir laissé s’envoler des ballons jaunes et blancs avec d’autres enfants. Le Pape est descendu de la voiture et a été accueilli par la directrice du centre carcéral Patrizia Bravelli, qu’il avait déjà rencontrée il y a quelques années. Un échange de quelques mots, la présentation des représentants de la structure et des autorités venus pour l’occasion, dont la ministre italienne de la Justice, Marta Cartabia.

S’en suivent les cris de joie lorsque le Saint-Père entre dans la chapelle avec deux grandes allées remplies de détenus qui crient et applaudissent: «Vive le Pape! Allez François !». Un homme au crâne rasé et au visage tatoué mène le train, ses compagnons l’embrassent amusés, François se retourne et sourit. Beaucoup essaient de serrer la main du Pape qui se dirige vers la sacristie, d’où il ressort quelques minutes plus tard, tenant une crosse en bois d’olivier.

Désirer servir et se pardonner

La célébration est intime, animée par des chants interprétés par une chorale de prisonniers. D’autres font office de servants de messes et de lecteurs. L’homélie du Pape, prononcée à voix basse, est centrée sur les notions de pardon et de service. L’évêque de Rome commente les lectures du jour, en parlant du signe du lavement des pieds, une «chose étrange» dans ce monde : «Jésus lave les pieds du traître, de celui qui le vend», dit le Souverain Pontife. «Jésus nous enseigne ceci, simplement : entre vous, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres… l’un sert l’autre, sans intérêt : comme ce serait beau si cela pouvait se faire tous les jours et pour tous les hommes». «Sans intérêt», répète le Pape.

«Dieu, ajoute-t-il ensuite, pardonne tout et Dieu pardonne toujours ! C’est nous qui sommes fatigués de demander le pardon». « Demandez pardon à Jésus», insiste François: «Il y a un Seigneur qui juge, mais c’est un jugement étrange : le Seigneur juge et pardonne ». Le Pape conclut en exhortant les gens à suivre le Christ, avec «le désir de servir et de se pardonner mutuellement».

L’homélie devait s’achever par une longue pause de silence. Mais, des applaudissements nourris ont été entendus dans la chapelle lorsqu’un jeune homme, lors de la prière des fidèles, a scandé: «Pour nos compagnons les plus fragiles, qui ont perdu la vie en prison, afin que le Seigneur les accueille dans son étreinte aimante et fasse briller la béatitude sur leurs visages». Les mains applaudissent en mémoire de ceux qui n’ont pas pu venir. Un signe du fort sentiment de communauté qui anime les résidents du pénitencier. La directrice le souligne aussi dans son allocution, sans nier les problèmes de la «maison»: ceux apportés de l’extérieur – violence, troubles mentaux, dépendances, exclusion sociale – et ceux qui se produisent inévitablement à l’intérieur. «Il y a ici une humanité différente et complexe dans laquelle on voit beaucoup de fragilités», explique-t-elle, parlant toutefois de «redémarrages», de nouvelles vies, de nouveaux espoirs, de nouveaux objectifs.

Des échanges simples mais intenses

François écoute, acquiesce, sourit, regarde avec intérêt les nombreux cadeaux qu’il a reçus: des paniers de plantes et de fleurs, des sculptures en bois et en fil de cuivre et des dessins au crayon, «tous faits de matériaux pauvres». Chaque personne présente se voit remettre un chapelet du Souverain Pontife. Certains en demandent deux pour leur épouse ou compagne lorsqu’ils sortiront. Un jeune homme, très jeune et barbu, en a brandi un noir, demandant au Pape de le bénir. Le Successeur de Pierre essaie de prendre quelques instants avec tous, et lorsqu’il part, la foule se rassemble autour de lui, retenue par des policiers et des gendarmes. De nouveau retentissent des applaudissements et des cris «Vive le Pape !». À la sortie, les sœurs Ancelle della Visitazione, qui servent dans la prison, attendent le Souverain Pontife. Débordées par l’émotion de voir celui-ci, elles ne parviennent pas à dire quelques mots. Le Pape plaisante avec elles et avec un groupe d’enseignants, puis il se rend dans un petit bâtiment du complexe utilisé pour les réunions avec les parents et les amis.  

François y rencontre les détenus de la section de haute sécurité: moins de cinquante personnes, jeunes et moins jeunes, tous avec une histoire différente. Le Pape plaisante avec certains d’entre eux. À un homme avec un pansement sur le nez, il dit: «Ils t’ont frappé ?». Ce dernier éclate de rire et serre les mains du Pape. Un homme âgé ouvre une enveloppe et montre des photos: «Ce sont mes petits-enfants, je ne les ai jamais vus».

Le Saint Père salue ensuite les fonctionnaires et une partie du personnel de l’établissement, dont un groupe d’infirmières. Une chaise dorée est placée au centre, mais le Pape ne l’utilise que pour signer le livre d’honneur. Il fait le tour des personnes présentes, bénit les familles, tapote les enfants sur les joues, recueille les dessins, les confidences et les larmes d’une femme, l’épouse d’un policier, qui a perdu ses deux parents il y a quelques jours.

Ces courts instants semblent suffisants pour que la communauté de la prison de Civitavecchia puisse écrire des chapitres entiers de la vie de chacun. «Je n’arrive pas à croire que vous êtes venu jusqu’ici, Saint-Père », dit un gardien, juste avant que le Pape ne remonte en voiture. Tout a duré moins de deux heures, mais a semblé beaucoup plus long. Vers 17h45, François est déjà en route pour Rome. Avant de franchir le portail, il fait arrêter la voiture pour un homme qui lui demande un selfie. À la directrice, il exprime sa gratitude pour tout ce qui est fait dans le centre carcéral: «Merci, merci pour ce que vous faites et continuez».

Source : Vatican News

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« RENCONTRE DES SECRÉTAIRES INTERNATIONAUX AVEC MONSEIGNEUR PHILIPPE CURBELIÉ, POSTULATEUR POUR LA CAUSE DE BÉATIFICATION DE PAULINE JARICOT »

Le 22 mars 2022, les Secrétariats internationaux des OPM à Rome ont eu le privilège d’accueillir Mgr Philipe Curbelié, chef de bureau de la Congrégation pour l’éducation catholique et postulateur de la cause de béatification de Pauline Marie Jaricot.

Il a offert au personnel des Secrétariats internationaux une présentation audiovisuelle stimulante et édifiante sur la vie et les œuvres de la bienheureuse, Pauline Jaricot.

Pour sa belle présentation, les secrétaires internationaux des OPM ont remercié de façon chaleureuse Mgr Curbelié et l’assurent de leurs prières et présentent leurs meilleurs vœux pour son service au Saint -Siège.

Que notre bien-aimée fondatrice, Pauline Jaricot, continue de prier pour nous tous et intercède pour notre pays le Bénin.

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CONSEIL NATIONAL: DEUX NOMINATIONS À LA DIRECTION NATIONALE DES OPM BÉNIN

Le Conseil National des OPM BÉNIN a fait sa session annuelle du 30 août au 2 septembre 2021. Au terme du Conseil national, le directeur national a fait deux nominations pour la bonne poursuite de la mission.

Sur proposition du Père Cosme Tayéwo ADJOMALE, directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires, les nominations suivantes ont été faites. Elles ont été également soumises aux appréciations de son Excellence Monseigneur Aristide GONSALLO, Président de la Commission Épiscopale chargée des missions au Bénin.

-Secrétaire Nationale de l’Oeuvre Pontificale de la Sainte Enfance ou Enfance Missionnaire ( Posi) : Sœur Micheline Françoise TOWANOU de l’institut des Oblates Catéchistes Petites Servantes des Pauvres (OCPSP) et Secrétaire à la direction nationale des OPM BÉNIN.

Sœur Micheline Françoise TOWANOU

– Secrétaire National de l’Oeuvre Pontificale de Saint Pierre Apôtre ( Pospa): Père Patrick BIO, prêtre du diocèse de Djougou et professeur nommé au séminaire propédeutique de Ténonrou ( Parakou).

Père Patrick

Ces deux secrétaires de ces œuvres ont été nommés pour un mandat de 3 ans renouvelables.

Nous les avons joints pour vous au téléphone ! Écoutez leurs premiers mots.

Sœur Micheline Françoise TOWANOU
Père Patrick BIO

Lettres de nominations

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Nomination Episcopale de Mgr Dieudonné Datonou, prêtre de l’archidiocèse de Cotonou

Le dimanche 12 septembre 2021, le Pape François a annoncé aux journalistes qui l’accompagnaient à Budapest, la nomination épiscopale de Mgr Dieudonné Datonou, Prélat béninois de l’archidiocèse de Cotonou en service à la Secrétairerie d’Etat. Mgr Dieudonné Datonou est l’organisateur principal du récent voyage du Pape François en Hongrie et en Slovaquie mais aussi de l’historique pèlerinage en Irak du mois de mars 2021.

Selon la même source ci-dessous citée, il quittera la section voyages apostoliques de la secrétairerie d’Etat pour une nonciature.


57 ans plus tôt, le Pape Paul VI nomma Evêque Mgr Jacques Martin, organisateur de son pèlerinage en Terre Sainte.
L’Eglise catholique au Bénin se réjouit et rend grâce à Dieu tout en continuant de prier pour que Dieu féconde toujours le ministère de son fils, Mgr Dieudonné Datonou.

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BÉNIN: LES DIRECTEURS DIOCÉSAINS DES OPM ET AUMÔNIERS DE L’ENFANCE MISSIONNAIRE, A JAMAIS, OUTILLES

Depuis le lundi 30 août 2021, les différents directeurs diocésains des OPM au Bénin et les aumôniers de l’enfance missionnaire ont foulé le sol de la cité des Kobourou pour le conseil annuel général. Lequel conseil sera conduit par le Père Cosme Tayéwo ADJOMALE, directeur national des OPM au Bénin.

De façon effective, c’est dans la matinée de ce mardi 31 août que le conseil national a commencé. Suite à la messe du jour célébrée par le Père Bienvenue AHOUANDJINOU, aumônier de l’enfance missionnaire de Porto-Novo, celui du diocèse de Parakou, le Père Yves AÏDOMONHAN, a souhaité les bienvenus aux directeurs et aumôniers.

Voir ci-dessous la vidéo de l’accueil par l’aumônier de l’enfance missionnaire de Parakou.

Le directeur national, après avoir souhaité les bienvenus prêtres présents pour le conseil, ces derniers se sont présentés.

Voici l’intégralité de la vidéo des mots de bienvenus et de présentations:

Mots de bienvenue du Père Cosme
Présentation des directeurs et aumôniers présents

A la suite, le directeur national a fait son bilan triennal des OPM 2018-2021 avant de donner au directeur diocésain de Djougou la parole pour le partage de ses expériences qui a été applaudi par ses confrères l’ingéniosité.

Monseigneur Pascal N’KOUE et le missionnaire

A la rencontre avec Monseigneur Pascal N’KOUE l’Archevêque de Parakou, ces directeurs et aumôniers ont été situés.

Pour son excellence Mgr Pascal,  »la mission commence quand on se fait homme au milieu des hommes en s’adaptant. » Il pense également que  »le missionnaire, c’est celui qui fait parler de Dieu. Celui qui fait parler de Dieu même quand il se tait. » Ce qui inclut en gros une vie de sagesse. Avant d’inviter à une entraide réciproque, il a souligné son inquiétude sur l’état défectueux de l’esprit missionnaire en Afrique et surtout au Bénin. Il pense, en effet, que  »nous n’avons pas encore un esprit missionnaire. » Son souhait est désormais d’activer cet esprit chacun des Chrétiens.

LE RÔLE DU DIRECTEUR DIOCÉSAIN DES OPM

Dans la soirée, la Sœur Micheline TOWANOU, ancienne directrice régionale OPM (14 ans d’expériences) de Barranquilla (Colombie) et actuelle secrétaire à la direction nationale des OPM au Bénin est revenue sur le rôle du directeur diocésain. Elle a également souligné le rôle des Secrétaires ou les Aumôniers de l’Enfance Missionnaire.

À la suite, le directeur national a pris sur lui la charge de développer du fond en comble le thème l’esprit Missionnaire dans la pastorale du directeur diocésain. Dans son exposé, il a invité les responsables à insuffler l’esprit missionnaire dans tous les groupes paroissiaux de nos diocèses.

Le premier jour du conseil s’est achevé sur les échos de nos diocèses où les représentants des cinq diocèses du sud-Bénin ont rapidement fait le bilan de ce qui s’est passé dans leur Diocèse pendant l’année écoulée.

MERCREDI 1ER SEPTEMBRE 2021

Le deuxième jour a commencé avec l’exposé du thème « le sens du Mois missionnaire d’octobre et du fonds universel de solidarité développé par le directeur national. Le Père Tiburce APOVO, directeur du Centre Guy-Marie RIOBÉ et chargé de la catéchèse de l’Archidiocèse de Parakou a fait l’exposé du Motu Propio du Saint-Père sur les catéchistes et quelques aspects saillants sur la mission.

Le Père Moise KOUMAKPAI, (Directeur diocésain des OPM Porto-Novo) a fait un petit rappel sur
« Comment remplir les formulaires et les demandes de subsides OPM puis la présentation des rapports d’utilisation des mêmes subsides ».

Dans la soirée, le Père Cosme Tayéwo ADJOMALE, Directeur National des OPM est passé à la présentation du manuel de l’animateur missionnaire avant de faire les recommandations du Directeur national, distribution des kits, et présentation de la plaquette pour l’animation du Mois Missionnaire d’octobre 2021.

Le conseil national s’est achevé sur les échos des diocèses du Nord-Bénin où les diocèses de Kandi, N’adali, Natitingou, Djougou et Parakou ont ont rapidement résumé ce qui s’est passé dans leur Diocèse.

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Le Bénin, résolument engagé dans l’autonomie financière

Mgr Pascal N’koué, archevêque de Parakou et administrateur apostolique du diocèse de Djougou (Nord-Bénin) ainsi que certains de ses collaborateurs ont réagi à cette lettre, expliquant à La Croix Africa les dispositions prises au niveau de leur Église locale pour une autonomie financière.

« Je n’ai pas été surpris par cette lettre du cardinal Tagle tout simplement parce qu’il y avait déjà plusieurs années que l’alerte était donnée. De temps en temps, on nous rappelait qu’il risquait d’y avoir une interruption des subsides », fait remarquer Mgr Pascal N’koué, archevêque de Parakou, exprimant ainsi sa réception du courrier du responsable des Œuvres pontificales missionnaires (OPM) sur les subsides.

En effet, une lettre récente du cardinal Tagle, préfet de la Congrégation de l’évangélisation des peuples suggère aux diocèses des territoires de mission qui le peuvent de renoncer aux subsides au profit de ceux d’entre eux qui en ont le plus besoin.

Pour lui, « cette fois-ci, c’est un signal sérieux. Rome a toujours essayé de nous accompagner. Mais là, au regard de la situation actuelle, il dit : “vraiment, maintenant, vous-mêmes, regardez : je ne peux plus” ». Aux yeux du prélat, face à cette situation, « ce n’est pas la peine de rester là à pleurnicher, mais plutôt une occasion d’une plus grande conscience de la nécessité de l’auto-prise en charge ». Cette conscience, Mgr N’koué dit s’appliquer à l’insuffler au diocèse de Parakou sur divers plans depuis 2011, année de son installation dans ce diocèse du nord du Bénin.

« Faire de tout le diocèse une coopérative »

Déjà, pour l’année pastorale 2018-2019 qui coïncidait également avec l’ouverture du jubilé des 75 ans du diocèse, le thème retenu était : « L’autofinancement pour notre mission d’évangélisation : jette tes béquilles et marche ». Pour son autonomie, le diocèse de Parakou a opté pour, entre autres, une mise en place et une densification des unités de production. « En 2014, l’imprimerie Ste Anne fut créée, en 2018, le restaurant Stes Marthe et Marie, en 2020, une boulangerie-pâtisserie, etc. », explique le père Yaceinth Kochoni, économe du diocèse.

De plus, dans la plupart des paroisses du diocèse de Parakou, même en milieu urbain, il existe de petites unités de production agricole (jardin et/ou élevage). « Cela leur a été d’un grand secours pendant la récente période de fermeture des églises compte tenu de la pandémie du coronavirus », fait-il remarquer. Par ailleurs, « le diocèse – explique encore le père Kochoni – a mis en place en 2019 à Ténourou, un Centre pastoral dénommé Africae munus où nous avons déjà reboisé plus de 30 hectares ».

« En vue, une extension du projet à 600 hectares avec l’appui de la Caritas diocésaine », renchérit le père Maxime Hennou, directeur diocésain de la Caritas. Le père Hennou estime que « c’est possible de faire de tout un diocèse une coopérative ». C’est, en effet, d’une économie circulaire que rêve l’équipe de Mgr N’koué. « Notre diocèse compte 30 000 chrétiens de différentes localités, cultures, formations et expériences. Quand on s’imagine que tous ceux-là peuvent se mettre ensemble pour produire et livrer des biens de consommation et de service », analyse enthousiasmé, le père Hennou.

« Former des prêtres Laudato si »

Le diocèse de Parakou est le seul au Bénin à disposer de deux séminaires diocésains, une propédeutique et un grand séminaire. « Pour notre archevêque, la formation des séminaristes repose sur trois piliers : la tête (dimension intellectuelle), les mains (l’initiation au travail manuel) et le cœur (l’intériorité avec Dieu) » explique le père Dieudonné Ahyité, recteur du séminaire Mgr Chopard Lallier, le séminaire propédeutique du diocèse de Parakou. Selon lui, la production agricole interne de l’institution faite d’igname, de pois d’angole, de manioc, de mil, etc. couvre environ 40 % de ses besoins, ceux relatifs à l’alimentation des séminaristes en l’occurrence.

« Mon rêve, c’est de former une nouvelle génération de prêtres Laudato Si, heureux de communiquer avec la nature, fiers d’être Africains et missionnaires aux cœurs pleins de flamme », explicite l’archevêque de Parakou. En conséquence, ajoute-t-il « les futurs prêtres se feront paysans avec les paysans, éleveurs avec les éleveurs, maçons avec les maçons, etc. cela n’exclut pas qu’ils aient une bonne formation intellectuelle, philosophique et théologique ».

Juste Hlannon / La Croix Africa

Crédit photo : Juste HLANNON/Monseigneur Pascal N’koué, archevêque de Parakou et administrateur apostolique de DJOUGOU.

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AUGUSTIN PRÉDICATEUR DE LA TRINITÉ : La Trinité dans l’histoire du salut et dans la vie du chrétien selon ses Sermones ad populum, un chef-d’œuvre du Père Kolawolé CHABI au bout du nez.

L’ouvrage :

Le présent ouvrage écrit par le Père Kolawolé CHABI porte sur la doctrine trinitaire de Saint Augustin telle qu’il la présente dans ses Sermones ad populum. L’enseignement de l’évêque d’Hippone sur la Trinité est généralement abordé du point de vue de son traité De Trinitate. Les études sur ce traité s’articulent, pour la plupart du temps, autour de la génération éternelle du Fils, de la procession de l’Esprit-Saint et des missions des personnes divines, des analogies psychologiques de la Trinité dans l’âme humaine, et de l’intersubjectivité humaine comme image de la Trinité. Un grand nombre de ces recherches aboutissent à des conclusions telles que Saint Augustin aurait ignoré l’aspect théologico-historico-salvifique de la Trinité, à cause de ses spéculations en marge du mystère qui ne contribuent pas au rapport du chrétien avec le Dieu-Trinité. Ce travail montre, à travers une étude des Sermones, que l’évêque d’Hippone a suffisamment enseigné, dans le contexte pastoral, l’importance de la Trinité dans l’histoire du salut et dans la vie du chrétien.

L’auteur :

Kolawole Chabi est un religieux Béninois membre de l’Ordre de Saint Augustin (O.S.A.). Il est titulaire d’une maitrise es lettre en Linguistique anglaise obtenue auprès de l’Université d’Abomey Calavi au Bénin. Après son ordination presbytérale, il a obtenu une licence et un doctorat en Théologie et Sciences Patristiques auprès de l’Institut Patristique « Augustinianum » de Rome et un diplôme en bibliothéconomie auprès de l’École Vaticane de Bibliothéconomie. Présentement, il recouvre auprès du même Institut les fonctions de Bibliothécaire Général de l’Ordre de Saint Augustin et de Professeur Assistant de Patrologie. Il est membre de l’Association Internationale d’Études Patristiques (AIEP).

Références :

Kolawole Chabi, O.S.A., Augustin Prédicateur de la Trinité. La Trinité dans l’histoire du salut et dans la vie du chrétien selon ses Sermones ad populum, (Collection Studia Ephemerides Augustinianum 159) Institutum Patrisiticum Augustinianum – Nerbini International, Firenze 2021, 554 pages. ISBN: 978-8864347042

Ce livre riche en enseignements ne coûte que 75 €.

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INTERVIEW ACCORDÉE PAR LA SŒUR MICHELINE TOWANOU SECRÉTAIRE (À LA DIRECTION DES OPM) À LA CELLULE DE

Chers lecteurs, bonsoir ! Merci d’avoir choisi OPM BÉNIN. Aujourd’hui Samedi 05 juin 2021, la Secrétaire Nationale des OPM BÉNIN a accordé une spéciale interview à la Cellule de Communication OPM BÉNIN. Voici ses propos recueillis pour vous.

1-Cellule de communication opm /Bénin : Bonjour ma Sœur. Merci d’avoir accepté de répondre à nos différentes questions malgré votre lourde charge et votre agenda vraiment serré. Veuillez vous présenter à nos lecteurs afin que tous vous connaissent mieux.

Sœur Micheline TOWANOU : Bonjour à tous, chers frères et sœurs dans le Christ. Je suis la sœur Micheline TOWANOU de l’Institut des Sœurs Oblates Catéchistes Petites Servantes des Pauvres (OCPSP). Je suis dans ma 26ème année de vie religieuse. Ma première mission a été à Natitingou entre l’évêché et l’orphelinat. Après trois ans je suis revenue à Cotonou pour une formation en Informatique. Après cela j’ai été nommée au Secrétariat du Cours Secondaire Notre Dame des Apôtres. A l’approche de l’an 2000, j’ai été envoyée en Colombie (Amérique latine), où j’ai poursuivi mes études de Secrétariat, d’Administration des finances, de Missiologie virtuelle avec une licence en Science Religieuse.

Trois ans après, j’ai été nommée directrice diocésaine des OPM dans l’archidiocèse Barranquilla. Durant 14 ans, j’ai agi comme coordinatrice régionale de la Côte qui comptait dix diocèses et je me suis investie dans la pastorale missionnaire de ces diocèses.

Mon Institut m’a envoyé au Canada pour une année de ressourcement sur le Développement Intégral avant de retourner au pays. Actuellement, et cela après 18 ans de mission, depuis l’année 2019, je suis au secrétariat de la direction nationale des OPM de mon pays le Bénin afin de continuer à réaliser la belle mission des OPM chez moi. Merci à l’actuel directeur national, le Père Cosme Tayéwo ADJOMALE qui m’a sollicitée pour travailler à ses côtés pour le rayonnement de la Mission chez nous. J’allais ajouter, pour finir cette rubrique, que je suis responsable de la communauté du Foyer Saint Joseph de Porto-Novo depuis 2018.

2-CelCom opm /Bénin : Pouvez-vous nous aider à faire un bref historique des Œuvres Pontificales Missionnaires dans le monde et au Bénin en particulier ?

Sœur Micheline TOWANOU : Les Œuvres Pontificales Missionnaires dans le monde sont une institution ecclésiale qui s’occupe du devoir missionnaire qui est de réveiller, raviver, maintenir, soutenir et former tout le peuple de Dieu dans la conscience missionnaire universelle. C’est l’institution chargée au sein de l’Eglise universelle d’accompagner tous les différents groupes comme mouvements et qui les aide à vivre l’esprit missionnaire universel. Les OPM aident aussi pour les projets d’évangélisation. L’institution des OPM est comme un arbre qui porte quatre grands fruits nourris par l’Esprit, le vrai Protagoniste de la mission de l’Eglise. Nous avons :

  • L’Œuvre de la Propagation de la Foi (évangélisation à tout le peuple de Dieu, les associations, les mouvements des grandes personnes ; la jeunesse, la famille et même les malades missionnaires)
  • L’Enfance Missionnaire (formation des enfants, des animateurs (ECAM comme Ecole des Animateurs Missionnaires), des enfants leaders et des éducateurs,)
  • L’Œuvre de Saint Pierre Apôtre (formation dans les séminaires, noviciats, insuffler l’esprit missionnaire aux futurs missionnaires et à leurs formateurs)
  • L’Union Pontificale Missionnaire (la formation missionnaire des prêtres, religieux et religieuses et des laïcs engagés).

Au Bénin selon les archives, les OPM ont été reconnues en 1968 ayant comme premier directeur national feu Révérend Père Gilbert DAGNON, en 1984 lui succèda feu Révérend Père Bruno TCHOGNINOU, le Père Dorothée HAMAOUZO (1996-2007) comme troisième directeur national, le quatrième étant le Révérend Père Jacques AGOSSOU (2007-2018) et l’actuel qui est le cinquième est le Père Cosme Tayéwo ADJOMALE nommé en 2018. Tous ces directeurs ont été nommés par le Cardinal Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples (CEP) pour faire le pont entre la Conférence Episcopale Nationale du pays et Rome, en travaillant avec le peuple de Dieu dans le réveil de l’esprit missionnaire que tout baptisé est appelé à vivre. Chaque directeur national voit la dimension missionnaire de la pastorale globale de son pays afin d’y promouvoir la mission et l’évangélisation en communion avec la Conférence épiscopale du pays et avec la Représentation diplomatique vaticane dans le pays, la Nonciature.

3-CelCom opm /Bénin : Quelle est l’origine de l’Enfance Missionnaire et quel rapport peut-on établir entre cette œuvre et les autres ?

Sœur Micheline TOWANOU : L’Enfance Missionnaire est l’une des quatre œuvres missionnaires que les OPM contiennent. C’est la seconde œuvre, fondée en 1843 à Nancy (France) par Mgr Charles Auguste de FORBIN JANSON.

Pour la petite histoire ! Cette œuvre a commencé lorsque le prélat fut informé de la situation que vivaient les enfants en Chine. Il prit l’avis de Pauline JARICOT, la fondatrice de l’Œuvre de la Propagation de la Foi. Pauline lui suggéra d’impliquer les enfants eux-mêmes pour qu’ils puissent faire quelque chose pour ces enfants démunis. De là, les enfants du diocèse de Nancy ont apporté leurs participations spirituelle (prières), matérielle (dons) et morale, pour aider les enfants chinois. Ainsi est née l’œuvre de la Sainte Enfance. Des années plus tard, la devise est : « les enfants aident les enfants ». Après l’Œuvre s’est étendue dans les pays d’Europe et aujourd’hui, cette œuvre existe dans tous les cinq continents du monde, dans plus de 130 pays. Bref l’Enfance Missionnaire est une œuvre qui encourage les enfants à vivre une école de Jésus avec Jésus pour devenir de « petits grands missionnaires » (Saint Pape Jean Paul II) depuis leurs maisons, paroisses, pays et pour le monde entier. C’est pour cela que leur salutation est : « De tous les enfants du monde, toujours amis ! »

Par rapport aux autres mouvements, l’Enfance Missionnaire veut amener tous les enfants des autres groupes ou mouvements à devenir missionnaires. Donc l’Enfance Missionnaire n’est pas un groupe, c’est un esprit, une spiritualité, un service qui conduit tous les enfants à devenir missionnaire du Christ.

4- CelCom opm /Bénin : Il a été observé sur plusieurs paroisses que certains groupements, par faute de connaissances, continuent de démarquer l’Enfance Missionnaire de leur groupe. Pouvez-vous éclairer notre lanterne sur l’appartenance de tout groupement d’enfants existant sur une paroisse à l’Enfance Missionnaire ?

Sœur Micheline TOWANOU : Je vous remercie pour votre question. Je comprends l’inquiétude des différents groupes d’enfants de nos paroisses. Avant d’expliquer l’appartenance à l’Enfance Missionnaire, je voudrais d’abord que nous sachions l’origine de notre mission et du nom missionnaire.  « Allez par toutes les nations, baptisez-le au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit… » (Mt 28,19-20) C’est ce qu’on appelle le mandat missionnaire !

Par le baptême nous devenons enfants de Dieu, membres d’une famille. Cette famille est la famille des missionnaires. Donc depuis le jour de notre baptême nous sommes missionnaires du Christ. Donc l’Enfance Missionnaire est l’esprit qui habite notre pastorale des enfants ; ce qui veut dire que l’Enfance Missionnaire est la pastorale missionnaire de tous les enfants. Nos groupes ou mouvements sont des secteurs de la pastorale des enfants. Donc pour que les enfants ne perdent pas l’esprit missionnaire qui habite tout baptisé, les Œuvres Pontificales Missionnaires ont fondé une œuvre pour aider les différents enfants du monde à développer l’esprit missionnaire qui doit les habiter pour grandir dans la foi de notre Eglise.

« C’est le baptême qui nous rend missionnaires. » nous rappelle Mgr Giampietro DAL TOSO, président des OPM.

Mais malheureusement, dans certains pays, les mouvements semblent considérer l’Enfance Missionnaire comme un autre groupe à part. Non. Ici il s’agit de recevoir la formation missionnaire pour vivre comme un baptisé dans son propre mouvement d’enfant.

Il ne s’agit pas de former un autre groupe. Mais il faut recevoir de la direction nationale des OPM du pays ce qu’elle propose pour la formation missionnaire des enfants. Cette organisation est offerte par la direction nationale de chaque pays car les OPM sont l’organe chargé de la formation missionnaire au sein de l’Eglise Universelle et locale.

5-CelCom opm /Bénin : Qu’est-ce qui vous a motivé à aimer l’Enfance Missionnaire ?

Sœur Micheline TOWANOU :  Moi j’ai fait le CV-AV (Cœur Vaillant ! Ame Vaillante !) et après le MADEB (Mouvement d’Apostolat Des enfants du Bénin). En effet c’est de mon temps que le CV-AV a pris le nom de MADEB. J’étais déjà religieuse lorsque le Bénin a commencé par parler de l’Enfance Missionnaire avec l’appui des sœurs colombiennes. En ce moment, je me préparais pour aller en Mission au Cuba. Finalement j’ai été en mission en Colombie, arrivée là-bas sur ma paroisse le curé m’a nommée conseillère de l’Enfance Missionnaire. Au début, je l’ai prise comme le MADEB de mon pays. Mais à un moment j’ai été me former pour mieux répondre à cette mission et j’ai fait la découverte de l’esprit missionnaire et ce qui s’y cache et je me suis lancée dedans avec amour. En toute vérité mon amour pour l’Enfance Missionnaire vient du MADEB ; je me rappelle qu’un jour comme jeune fille j’avais dit et pris l’engagement de travailler toute ma vie avec le MADEB. Je crois que le Seigneur m’a pris au mot ! Je crois également que cet engagement a été béni par le Seigneur, ce qui m’a permis de m’ouvrir à l’esprit missionnaire que l’Œuvre de l’Enfance Missionnaire enseigne à tous les enfants du monde. Mon expérience en Colombie m’a permis de découvrir la beauté de Dieu dans le cœur des enfants missionnaires. Car ici ce ne sont pas les animateurs qui transforment l’enfant mais Jésus-Christ car la transformation que provoque l’œuvre de l’Enfance Missionnaire est une œuvre de l’Esprit Saint, le protagoniste de la mission.

J’aime l’Enfance Missionnaire et je l’aimerai toujours et je souhaite que les différents mouvements profitent du contenu de cet esprit pour enrichir leur mouvement. D’ailleurs par le baptême, tout enfant est missionnaire.  Et l’Enfance Missionnaire vient réveiller cela en nous.

6- CelCom opm /Bénin : Vous êtes l’un des membres ayant travaillé pour la formation des animateurs en République du Bénin. Vous venez de faire la première expérience avec la zone centre. Comment a été la formation ?  

Sœur Micheline TOWANOU : Oui j’ai été membre de la formation des animateurs de l’Enfance Missionnaire à Dassa-Zoumè pour la zone Centre du Bénin (diocèses d’Abomey et de Dassa), comme moi aussi j’ai été formée, je suis contente de donner aussi la formation reçue dans son intégralité.  Pour moi celui qui accompagne les enfants doit se former pour avoir les éléments, les outils, la pédagogie et la méthode pour travailler. Je suis très contente car les participants ont été fidèles au rythme de la formation jusqu’au bout. Souvent nous faisons des confusions entre formation et rencontre. C’est deux choses différentes, une rencontre a ses structures et une formation a les siennes avec ses exigences.

7- CelCom opm /Bénin : Nous avons remarqué que vous n’êtes jamais fatiguée lorsqu’il est question de l’Enfance Missionnaire. Quel est votre secret ?

Sœur Micheline TOWANOU : De nature, je suis une femme qui travaille beaucoup sans être fatiguée car je me programme. Une fois programmée, je rentre dans le rythme pour aller jusqu’au bout avant de sentir la fatigue. Donc chez moi il y a un temps pour travailler et un temps pour se reposer. Je n’arrive pas à me reposer quand il y a un travail à exécuter. Donc je n’ai pas de secret (rires).

8-CelCom opm /Bénin : Pour finir, chère Sœur, les internautes aimeraient savoir les surprises et les projets qui les attendent d’ici la fin de cette année 2021 au niveau des quatre œuvres en attendant que le directeur National ne les précise dans les jours à venir.

Sœur Micheline TOWANOU :  Surprises, vous dites ! je crois que, par moments, il vaut mieux faire confiance à la Providence divine et à l’Esprit Promoteur de la mission. Mais en toute vérité, la direction nationale attend de tous les animateurs missionnaires un souci constant pour donner vie à l’Enfance Missionnaire du pays et que tous nous puissions grandir dans l’esprit missionnaire universel. Le reste, c’est d’être attentifs à toutes les différentes initiatives, programmations, directives et orientations de la direction nationale de notre pays.

Aux internautes, je dis un sincère merci de continuer à nous lire, à nous accompagner et surtout à nous suggérer des choses.

Permettez-moi avant de finir de saluer le directeur national des OPM le Père Cosme Tayéwo ADJOMALE, tous les directeurs diocésains, aumôniers de l’Enfance missionnaire, Mathieu SEMEVO, le collaborateur toujours disponible et Elysé GODO, le chargé de la cellule de communication, le « chasseur » d’images, d’infos (rires), correspondant Fides au Bénin, concepteur-animateur de notre site web : http://www.opm-benin.com au sein de l’Equipe des OPM. Comme vous le voyez, chacun y met sa touche sous l’œil vigilant du directeur national. Nous constituons « le bataillon sacré », selon l’expression de Pauline JARICOT pour désigner son équipe.

CelCom opm /Bénin : Merci, Révérende Sœur, pour le temps accordé à nos lecteurs, à bientôt pour d’autres interviews ; « De tous les enfants du monde, toujours amis ! »

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LA DIRECTION NATIONALE DES OPM BÉNIN REND VISITE AU NOUVEAU NONCE APOSTOLIQUE BÉNIN-TOGO

Aujourd’hui 04 juin 2021 à l’Ambassade de l’État du Vatican au Bénin (Nonciature), la délégation de la direction nationale des OPM au BÉNIN a été accueillie par le Nonce Apostolique près Bénin-Togo, son excellence Monseigneur Mark Gérard Miles, nommé le 5 février comme Nonce et ordonné évêque le 25 avril 2021.

Cette rencontre a duré une heure et deux minutes et a été marquée par les points suivants :
1-Prise de Contact avec le Nonce Apostolique.
2-Présentation du Conseil Missionnaire National, de l’Équipe d’Administration et du Conseil National des OPM Bénin.
3-Présentation des activités des OPM dans le pays en communion avec les diocèses
4-Les différents programmes de l’année et la prochaine année pastorale

Épris des Œuvres Missionnaires, le Nonce n’a pas manqué de féliciter les efforts faits jusqu’à présent et encourager vivement le directeur national à continuer dans la même dynamique.
Après avoir imparti sa bénédiction apostolique sur ses visiteurs, il a promis prier pour tous les différents acteurs des OPM au Bénin et invité à prier aussi pour lui.

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CE QU’EST UNE MAMAN…!!!

Une maman, avant tout, pour neuf mois est une femme qui a au-dedans d’elle deux cœurs.      

Une maman, ensuite, pour la vie, est une femme  qui sent palpiter et croître dans le corps de son fils l’autre cœur.

Une maman ne naît pas maman, elle le devient.

Une maman pleure  tout en riant et chante tout en souffrant.

Une maman guérit les écorchures et blessures avec une caresse magique.

Une maman est un lieu chaud où trouver toujours une étreinte.

Une maman est ce bon effluve reconnaissable entre mille autres et qui te fait redevenir enfant.

Une maman est celle qui te laisse t’en aller quand bien même elle voudrait te retenir.

Une maman est cette chanson dans la nuit.

Une maman est une berceuse spéciale.

Une maman est un regard qui n’a pas besoin de paroles.

Une maman est celle qui sait toujours ce qu’il y a de meilleur pour son fils.

Une maman est cette main-là qui te tenait quand tu titubais, apprenant à marcher.

Une maman est le boum du cœur que tu sens lorsque tu reposes ta tête contre sa poitrine.

Une maman est le lieu de retour quand tu ne sais plus où aller.

Une maman est une tigresse dans le corps d’un écureuil mou.

Une maman est une parole, la première que tu as prononcée.

Une maman est un sourire, le premier que tu as vu.

Une maman est une voix, la première que tu as entendue.

Une maman est une délice, la première que tu as goûtée.

Une maman est une …la première que tu eue !

Une maman est celle qui t’a donné le jour dans les douleurs, et t’a parlé au cœur de la nuit, quand tout le monde est endormi, une parole que personne en dehors de toi ne pouvait entendre et comprendre.

Et te tenant dans les bras, t’enveloppait de son amour qui a une force inouïe.

Une maman est un soleil qui brille et une étoile qui scintille.

C’est un feu qui brûle et une chaleur qui te réchauffe le cœur.

C’est une joie sans fin et une pensée sans voix.

C’est une chose si grande que, sans aucun doute, les paroles ne peuvent exprimer !

Texte traduit de l’italien par l’abbé Cosme ADJOMALE

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COMMUNIQUÉ DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DU BÉNIN

<<Du 18 au 20 mai 2021, les Evêques du Bénin se sont réunis au Grand Séminaire Monseigneur Louis Parisot de Tchanvédji pour leur troisième Session Ordinaire plénière au titre de l’année pastorale 2020-2021.>> Plusieurs points très importants ont été développés lors de cette session ordinaire. Veuillez cliquer le lien suivant pour télécharger le communiqué dans son intégralité.

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INTERVIEW AVEC LE PÈRE PATRICK BIO, AUMÔNIER DIOCÉSAIN DE L’ENFANCE MISSIONNAIRE (KANDI)

Chers lecteurs, merci d’avoir choisi OPM BÉNIN. Aujourd’hui Samedi 15 mai 2021, la cellule de communication des OPM BÉNIN a la joie d’accueillir l’aumônier de l’Enfance Missionnaire du Diocèse de Kandi. Voici ses propos recueillis pour vous.

Vidéo bientôt disponible !

1-CelCom opm /Bénin : Bonjour mon Père. Merci d’avoir accepté de répondre à nos différentes questions malgré votre agenda vraiment serré. Veuillez vous présenter à nos lecteurs afin que tous vous connaissent mieux.

Père Patrick BIO : Salut fraternel à toi mon frère chargé de la communication des OPM-Bénin et correspondant local de Fides. Si je dois me présenter, je dirai que je suis le Père Patrick BIO Ulrich, prêtre du diocèse de Djougou en mission à Kandi. J’ai été ordonné en 2004. Actuellement je suis le directeur du centre de formation des catéchistes de Gogounou (Alibori), poste que j’occupe depuis huit ans environ.

2-CelCom opm /Bénin : Ceux qui vous connaissent savent que vous êtes un accompagnateur-né de l’Enfance Missionnaire dans les diocèses de Djougou (votre diocèse d’origine) et Kandi (où vous êtes Fidei donum), dites-nous le secret de cette efficacité dans cet apostolat malgré les années.

Père Patrick BIO : Accompagnateur-né, c’est peut-être trop dire. Mais toutefois, je reconnais que depuis ma tendre enfance, j’ai beaucoup milité dans le mouvement des enfants. L’habitude et la passion font que j’aime toujours les mouvements d’enfants. Ces enfants qui sont l’espérance de l’Église. Partout où je suis passé, j’ai essayé de monnayer en acte le don que Dieu m’a fait dans ce domaine. En fait parlant de secret, je dirai plutôt que la source de cette efficacité, si efficacité il y a, c’est la passion. C’est cette passion qui me donne de la motivation malgré et contre tout.

3-CelCom opm /Bénin : L’Enfance Missionnaire, au sein des quatre branches des OPM, est l’œuvre la plus connue dans nos diocèses au Bénin. Quels sont les moyens pris pour ne pas laisser place aux insuffisances ?

Père Patrick BIO : C’est vrai le constat est là clair, des quatre branches des OPM, c’est l’Enfance Missionnaire qui est plus connue. Alors pour que cette entité soit davantage connue, il faudrait conjuguer les efforts ou du moins il faut une convergence des moyens : moyens humains (il faut des hommes et des femmes vraiment disposés à accompagner efficacement les enfants), moyens spirituels (il faut des gens qui prient pour la maturité et la maturation des enfants), moyens financiers (il faut des ressorts financiers pour soutenir et matérialiser les initiatives)

4- CelCom opm /Bénin : Il a été observé sur plusieurs paroisses que certains groupements, pour faute de connaissances, continuent de démarquer l’Enfance Missionnaire de leur groupe. Pouvez-vous éclairer notre lanterne sur l’appartenance de tout groupement d’enfants existant sur une paroisse à l’Enfance Missionnaire ?

Père Patrick BIO : On dit souvent que l’ignorance est une maladie. Justement, la méconnaissance de l’Enfance Missionnaire crée de la zizanie en beaucoup d’endroits. Je ne nie pas que chaque groupe dans l’Église à son charisme propre. Ainsi le groupe des ‘’Samuel’’ n’est pas le ‘’MADEB’’ encore moins les Scouts juniors ou même la chorale des enfants. Encore qu’un enfant peut appartenir à deux ou trois mouvements à la fois. Pourvu qu’il soit efficace. Nous appelons ‘’enfant’’ toute personne ayant un âge compris entre 1 jour et 15 ans. Ainsi donc, tous les enfants appartenant à cette tranche d’âge et qui militent dans n’importe quel mouvement d’enfants, fait partie automatiquement de l’Enfance Missionnaire. En réalité, l’Enfance Missionnaire n’est pas un mouvement mais ‘’un esprit’’ qu’on veut inculquer dans le cœur des enfants qui qu’ils soient, de quel que mouvement qu’ils soient. Et cet esprit n’est que ‘’l’esprit missionnaire’’. Un mouvement, une association, un groupe dans l’Église qui n’est pas missionnaire est un syndicat ou une secte en devenir.

5– CelCom opm /Bénin : Quel est votre rapport avec certains mouvements ou groupes de prière qui ont en leur sein des sections d’enfants qu’ils encadrent comme le Renouveau charismatique et certaines chorales dans votre diocèse ?

Père Patrick BIO : Père Patrick Bio : Oui en me référant à ce que je viens de dire, il doit exister une étroite collaboration entre tous ces groupes qui gèrent des enfants et l’aumônerie de l’Enfance Missionnaire. C’est en étant dans ces différents groupes que l’on façonnera en eux l’esprit missionnaire. Très tôt, il faut parer les déviances.

6- CelCom opm /Bénin : Depuis l’arrivée de la COVID, certains groupes d’animations et de prières comme et MADEB ont pris un peu de repos. Pouvons-nous être rassurés que tous les groupes sur les paroisses ont effectivement repris les activités même si nous sommes en fin d’année pastorale ?

Père Père Patrick BIO : C’est que la pandémie a créé une certaine psychose dans l’ordinaire de la vie des gens. Mais je crois que nous ne devons pas vivre dans la phobie. Je pus vous rassurer que beaucoup de groupes d’enfants ont repris les activités. Vous savez hein, les enfants aiment se retrouver, ils aiment rester ensemble… Je crois que COVID n’a pas pour autant émoussé leur zèle.

7-CelCom opm /Bénin : Pour finir, cher Père, sur la dernière page du nouveau dépliant sorti cette année de la Direction nationale des OPM Bénin, on lit : « Conception et commentaire du logo : Père Patrick BIO, aumônier de l’Enfance Missionnaire de Kandi », que pouvez-vous dire à ce sujet et que pensez-vous de la nouvelle dynamique insufflée aux opm au Bénin depuis quelque temps ?

Père Patrick BIO : Par rapport au nouveau dépliant et de son contenu, je veux tout simplement rendre grâce. Cela me fait croire davantage que l’Église, C’est l’Église de Dieu. Il fait toute chose belle en son temps. Félicitations au Directeur des OPM, le Père Cosme ADJOMALE, que je connais très bien, pour les innovations et surtout pour son investissement afin que les OPM-BENIN rayonne. En ce qui concerne le logo, je rends grâce que ce soit ma petite personne qui l’ai conçu et interprété. Je me sens tout petit devant la grandeur de l’œuvre. Ce travail d’artiste, je le dois à la grâce de l’Esprit. Je prie le Seigneur de me donner de découvrir d’autres talents qui sont encore tapis dans mon être afin de les fructifier pour la cause de l’Évangile. Je veux être fantassin de la Bonne Nouvelle à travers mes initiatives.

CelCom opm /Bénin : Merci, Révérend Père, pour le temps accordé à nos lecteurs, à bientôt pour d’autres interviews ; « De tous les enfants du monde, toujours amis ! »

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« SAMEDI SOIR SUR OPM BÉNIN »: INTERVIEW AVEC LE PÈRE BERTRAND TOMETIN, AUMÔNIER DIOCÉSAIN DE L’ENFANCE MISSIONNAIRE (COTONOU)

Chers lecteurs, merci d’avoir choisi nos canaux de communication. Le Samedi 08 mai 2021, la cellule de communication des OPM BÉNIN a eu la joie d’accueillir l’aumônier de l’Enfance Missionnaire du Diocèse de Cotonou. À travers l’entretien, nous notons son désir de travailler pour la complète mission de l’œuvre de l’Enface Missionnaire. Voici ses propos recueillis pour vous.

INTERVIEW AVEC LE PÈRE BERTRAND TOMETIN AUMÔNIER DE L’ENFANCE MISSIONNAIRE DE COTONOU. (VIDÉO)

Cellule de Communication Opm /Bénin : Bonjour mon Père. Merci d’avoir accepté répondre à nos différentes questions malgré votre agenda vraiment serré. Veuillez-vous présenter afin que nos lecteurs vous connaissent.

Père Bertrand TOMETIN KOSSOUKPE : Merci de m’avoir contacté pour ce rendez-vous de partage. Je suis le Père Bertrand, actuel aumônier diocésain de l’Enfance Missionnaire dans l’archidiocèse de Cotonou, ministère que j’exerce depuis bientôt six ans. Je voudrais rendre grâce à Dieu qui m’a donné l’opportunité de ce ministère et remercier mon Évêque qui m’a nommé à l’aumônerie de l’Enfance Missionnaire, parce qu’au contact des enfants j’ai beaucoup appris ; c’est une autre école.

Cellule de Communication Opm /Bénin : Plus la renommée est grande, plus la tâche devient difficile. L’Enfance Missionnaire est l’œuvre la plus connue dans votre diocèse. Quels sont les moyens pris pour ne pas laisser place aux insuffisances ?

Père Bertrand TOMETIN KOSSOUKPE : Toute la gloire est au Seigneur qui a donné à l’Enfance Missionnaire à Cotonou de grands pasteurs qui ont su insuffler l’esprit missionnaire à cette œuvre. En Décembre 2020, nous avons fêté les noces d’argent de la vie de la Sainte Enfance à Cotonou et nous bénissons le Seigneur Maître du temps et de l’histoire pour son amour pour nous. L’Enfance Missionnaire est connue à Cotonou d’abord parce que c’est une œuvre des enfants pour les enfants et par les enfants. Et comme les enfants constituent une couche vulnérable et inoffensive, beaucoup ont plus de facilité à s’occuper d’eux. L’animateur missionnaire, la sœur conseillère et l’aumônier ont donc juste un rôle d’accompagnement à travers des structures et organisations bien définies et un discernement pointu pour déceler à temps les besoins des enfants pour les combler. C’est ce que nous avons toujours essayé de faire et pour ne pas laisser place aux insuffisances, nous accompagnons d’abord chaque groupe et mouvement d’enfants selon leurs charisme et activités propres. C’est déjà au cœur de ces activités propres à chaque groupe que nous essayons d’insuffler l’esprit missionnaire, ce qui leur permet de se retrouver plus facilement dans le grand creuset de l’Enfance Missionnaire. C’est là qu’ils apprennent à être disciples et à faire des disciples. Chaque groupe a ses textes fondateurs et son manuel de formation. Et l’ensemble est régi également par des textes bien clairs. La structure constituée de l’aumônier, des sœurs conseillères et de la coordination diocésaine est reproduite dans chaque vicariat forain et dans chaque paroisse, ce qui permet un bon suivi. Nous mettons également un accent sur la formation des enfants et de leurs animateurs, seule gage d’une discipline ecclésiale soutenue et d’un amour indéfectible pour la mission. Avec la bénédiction du Seigneur, nous croyons que l’œuvre grandira toujours d’un aumônier à un autre à cause du travail qui se fait depuis la base.

Cellule de Communication Opm /Bénin : Il a été observé sur plusieurs paroisses que certains groupements, pour faute de connaissances, continuent de démarquer l’Enfance Missionnaire de leur groupe. Pouvez-vous faire lumière sur l’appartenance de tout groupement existant sur une paroisse à l’Enfance Missionnaire ?

Père Bertrand TOMETIN KOSSOUKPE : Il faut commencer par préciser tout de suite que l’Enfance Missionnaire n’est pas un groupe ni un mouvement mais un esprit. Beaucoup ont commis cette erreur au point où on a vu sur des paroisses ou diocèses des groupes dénommés *Enfance missionnaire* au même titre que le Madeb et le groupe Samuel par exemple. L’Enfance Missionnaire est là pour insuffler l’esprit missionnaire à tous les groupes d’enfants tout en respectant leur charisme et leur spiritualité propres. Plusieurs groupes se sont soulevés et se sont fermés, parce qu’ils ont vu dans l’Enfance Missionnaire un rival. Je voudrais donc rassurer les uns et les autres que même si on est Madeb, Samuel, choriste, lecteur etc. on se retrouve bien dans l’Enfance Missionnaire puisqu’on est appelé à la même mission que chacun accomplit différemment. Au cœur de l’Enfance Missionnaire, nous sommes donc appelés à vivre l’unité dans la diversité dans la même mission.

Cellule de Communication Opm /Bénin : Quel est votre rapport avec certains groupes de prière ayant en leur sein des regroupements ou sections d’enfants comme le Renouveau charismatique et les différentes chorales dans votre Diocèse ?

Père Bertrand TOMETIN KOSSOUKPE : Dans l’archidiocèse de Cotonou, toutes les chorales d’enfants sont organisées en union ayant à leur tête une coordination qui travaille avec l’aumônier de l’Enfance Missionnaire et le directeur de la musique sacrée. Les choristes d’enfants se reconnaissent donc membres de l’Enfance Missionnaire et jouent bien leur partition lors de nos activités diocésaines. Le Renouveau a également une section pour enfants avec des activités précises. Les enfants de cette section participent également aux activités de l’Enfance Missionnaire.

Cellule de Communication Opm /Bénin : Depuis l’arrivée de la COVID, certains groupes d’animations et de prières comme « Maman chérie » et Madeb ont pris un peu de repos. Pouvons-nous être rassurés que tous les groupes sur les paroisses ont effectivement repris les activités ?

Père Bertrand TOMETIN KOSSOUKPE : Covid 19 aura été pour nous un tueur de zèle en ce sens qu’elle a ralenti beaucoup de choses. Le temps d’inactivité des enfants, les camps et sessions des vacances passées qui n’ont pas eu lieu et la difficulté pour rassembler beaucoup d’enfants dans une activité, tout cela a refroidi l’ardeur des enfants et des animateurs. Les groupes ont repris les activités sur la plupart des paroisses mais c’est toujours difficile avec la psychose de la covid 19 à tous les niveaux. Au niveau de l’aumônerie, nous essayons d’intensifier les activités via les réseaux sociaux et la radio. Notre prière est que le Seigneur nous libère au Plus tôt de ce vilain virus afin que les activités puissent reprendre normalement.

Cellule de Communication Opm /Bénin : À chaque 15 août, le groupe « Maman Chérie » se rencontre pour prier, animer et se connaître dans le diocèse de Cotonou. Avez-vous une idée de la réalisation de cette coutume cette année ?

Père Bertrand TOMETIN KOSSOUKPE : Bien sûr, le 15 Août est la fête patronale du groupement ‘Les Enfants chéris de Maman Chérie’. Ils organisent généralement un camp à partir du 12 jusqu’au 16 Août. Jusqu’avant l’avènement de la covid 19, ils le font en deux zones et chaque zone rassemble environ sept cents enfants. Avec la covid 19, nous envisageons pour le compte de cette année, organiser l’activité en de petits groupes pour permettre quand même aux enfants de vivre ces bons moments qui commencent par leur manquer. Ce sera pareil pour les autres groupes. Je voudrais finir en citant ces paroles fortes reçu du premier aumônier de l’Enfance Missionnaire à Cotonou le Père Florent NASCIMENTO de lumineuse mémoire : *s’il y a de risques à suivre le Christ, il n’y a jamais de déception*. Malgré la covid 19, ne nous décourageons jamais, continuons la marche parce que le Christ ne nous déçoit jamais.

« De tous les enfants du monde, toujours amis. »

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Paroisses et institutions sous l’égide de Saint Joseph dans les diocèses du Bénin

Savez-vous combien de Paroisses et d’institutions ont comme Saint Patron Saint Joseph ?

Voici une liste de Paroisses et institutions qui sont sous l’égide de Saint Joseph.

DIOCÈSE DE COTONOU
1.	Séminaire Saint Joseph du Lac d’Adjatokpa
2.	EMC Saint Joseph (Cotonou)
3.	Centre médical Saint Joseph de So-Tchanhoué
4.	Paroisse Saint Joseph Agbato
5.	Paroisse Saint Joseph Dekoungbe
6.	Paroisse Saint Joseph Gbodjè
7.	Paroisse Saint Joseph Glo -Yèkon
8.	Paroisse Saint Joseph Hèkanmey

                                     DIOCÈSE D'ABOMEY 
1.	Ecole Catholique Saint Joseph de Za-Hla
2.	Centre de Santé Saint Joseph de la Providence de Sagon
3.	Paroisse Saint Joseph de Kpatalokoli
4.	Paroisse Saint Joseph d’Avogbana
5.	Paroisse Saint Joseph de Davougon
6.	Paroisse Saint Joseph de Sinwé-Hounto
7.	Paroisse Saint Joseph de Sagon
8.	Paroisse Saint Joseph de Za-Hla

                                  DIOCÈSE DE DASSA-ZOUME
1.	Paroisse Saint Joseph de Glazoue
2.	Paroisse Saint Joseph de Doume-Ottola-Felma
3.	Paroisse Saint Joseph de Bantè
4.	Paroisse Saint Joseph de Savè
5.	Paroisse Saint Joseph de Ouessè-Wogoudo
                                  
DIOCÈSE DE LOKOSSA
1.	Paroisse Saint Joseph de Grand-Popo

                                 DIOCÈSE DE PORTO-NOVO
1.	Séminaire Propédeutique Saint Joseph de Missérété de Porto-Novo
2.	Communauté Foyer Saint Joseph Cathédrale
3.	Paroisse Saint Joseph de Kpodjidaho
4.	Paroisse Saint Joseph de Hondji
5.	Paroisse Saint Joseph d’Ahouanonmè
6.	Paroisse Saint Joseph de Yoko
7.	Paroisse Saint Joseph d’Adja-Ouèrè

                                  DIOCÈSE DE PARAKOU
1.	Menuiserie Saint Joseph
2.	Ecole Maternelle et Primaire Saint Joseph
3.	Foyer Saint Joseph d’Okédama
4.	Paroisse Saint Joseph d’Alaga

                                  DIOCÈSE DE DJOUGOU
1.	Ecole Primaire Saint Joseph d’Alfa-Kpara
2.	Paroisse Saint Joseph de Copargo
3.	Paroisse Saint Joseph l’Artisan de Sonaholou
4.	Paroisse Saint Joseph d’Alfa-Kpara
5.	Paroisse Saint Joseph Artisan de Kolokondé-Foumbea

                                DIOCÈSE DE  KANDI
1.	Paroisse Saint Joseph de Gansosso

                                  DIOCÈSE DE NATITINGOU
1.	Paroisse Saint Joseph de Tanguiéta

Au total 41 paroisses et institutions, selon l’Annuaire 2020, Eglise catholique au Bénin.  
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L’ECAM DASSA 2021 : MONSEIGNEUR FRANCOIS GNONHOSSOU EPRIS DE LA FORMATION DES ANIMATEURS

 Depuis le mercredi 21 avril 2021, la délégation nationale des OPM au Bénin conduite par le Père Cosme ADJOMALÉ, Directeur National,  a foulé le sol des amis de la ville aux mille collines. Comme convenu, c’est le Sanctuaire Marial d’Arigbo qui sera le centre d’accueil et de formation en ce qui concerne la zone centre. 

Dans la matinée du 22 avril, la délégation s’est rendue à l’évêché, lieu de résidence de l’évêque du diocèse de Dassa pour une rencontre. Après un accueil fraternel et chaleureux, Monseigneur François GNONHOSSOU a énuméré deux aspects opposés dans une mission : l’aspect négatif qui se caractérise par les obstacles et l’aspect positif dans lequel on peut regrouper l’atteinte de l’objectif fixé couronnée par la joie. 

Pour l’évêque, l’Ecole des Animateurs Missionnaires est d’une importance capitale pour toutes les couches humaines. Et pour l’atteinte de l’objectif visé, cette formation s’étendra dans les mois à venir dans certains lieux de formation afin d’inculquer aux enfants un esprit fraternel et missionnaire dès le bas âge,  de même que faciliter le retour aux valeurs évangéliques  . Epris de cette formation, il a promis marquer l’ECAM aussi bien par sa présence que spirituellement malgré son agenda surchargé.

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11 AVRIL 2021 : FÊTE DE LA DIVINE MISÉRICORDE

« Dieu riche en miséricorde » est le titre de la deuxième encyclique du pape Saint Jean-Paul II publiée le 30 novembre 1980 et elle commence ainsi : « Dieu riche en miséricorde est Celui que Jésus-Christ nous a révélé comme Père : c’est Lui, son Fils qui nous l’a manifesté et fait connaître en Lui-même. »

L’attachement du pape polonais à ce thème ne s’est jamais démenti au cours de son long pontificat. En effet, lors du Jubilé de l’an 2000, il déclare alors : « La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. » Cette initiative coïncidait avec la canonisation de sainte Faustine Kowalska (30 avril 2000), dont la tombe était située sur le territoire de son ancien diocèse de Cracovie ; le corps de la religieuse avait été transféré en 1966 dans le Sanctuaire de la Divine Miséricorde qui abrite l’Icône représentant le Christ Miséricordieux tel qu’Il est apparu à sœur Faustine.

En 1981, une Américaine du Massachussets, Maureen Digan, atteinte d’un lymphoedème et qui avait subi dix opérations avant sa visite en ces lieux, est guérie en priant devant cette tombe. Après une série d’examens, cinq médecins de la région de Boston déclarent que cette guérison était sans explication. En 1992, le Vatican reconnaît le caractère miraculeux de la guérison de Maureen Digan, ce qui ouvre la voie à la béatification de sœur Faustyna Kowalska.

Une fois devenu pape et visitant ce sanctuaire de Cracovie Lagiewniki, Jean-Paul II affirme encore : « Le message de la Miséricorde Divine m’a toujours été très proche et très cher. C’est comme si l’histoire l’avait inscrit dans l’expérience dramatique de la Seconde Guerre mondiale. Au cours de ces années difficiles, il constituait pour les habitants de Cracovie et pour le peuple entier, un appui particulier et une source inépuisable d’espérance. C’était aussi ma propre expérience qui m’a accompagné au Siège de Pierre et qui crée, d’une certaine manière l’image de ce Pontificat. » En fait, Jean-Paul II n’a cessé d’exhorter les chrétiens à devenir apôtres et témoins de l’Amour Miséricordieux de Dieu. En cette période traversée par tant de changements et de crises, ce qui est bien sûr aujourd’hui encore le cas, « Il n’y a, disait-il, rien d’aussi indispensable à l’homme que la miséricorde divine, cet amour gracieux, compatissant, élevant l’homme au-dessus de sa faiblesse vers les hauteurs infinies de la sainteté de Dieu. » Signe évident de la Providence, sa mort est intervenue la veille de la Fête de la Miséricorde, le samedi 2 avril 2005.

En réalité, l’Église, à travers toute son histoire a sans cesse annoncé ce message. Mais il y a eu des interventions directes du ciel pour la rappeler avec force. Ce fut manifestement le cas avec les apparitions du Cœur de Jésus à Sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690) dans le couvent de la Visitation de Paray-le-Monial. Le Sacré-Cœur lui apparut à de nombreuses reprises, notamment en juin 1675 où Jésus, montrant son cœur, lui dit : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes, (…) jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart qu’ingratitude. » Bien des années après, le 13 mai 1920, le pape Benoît XVI, en canonisant Marguerite-Marie, encourage fortement la dévotion au Sacré-Cœur.

Dix ans plus tard, Jésus apparaît à Sœur Faustine de 1931 à 1938, quelque temps seulement avant la Seconde Guerre mondiale et lui demande de le faire représenter en une icône où de son côté jaillissent un rayon rouge, symbole de la force et un rayon blanc, symbole de la pureté. Cette image sera peinte par Eugeniusz Kazimirowski en 1934. Jésus affirme qu’il accordera une protection spéciale à chaque personne qui vénèrera cette image. Pour approfondir le message de Faustine, il est possible de consulter son Petit Journal. Comme on le sait, le Seigneur a enseigné, en particulier, à la religieuse l’usage d’un chapelet dit « de la Miséricorde », recommandant qu’il soit récité spécialement au chevet des agonisants.

Les successeurs de Jean-Paul II, Benoît XVI, puis François ont puissamment relayé ce culte de la Miséricorde Divine. Nous nous souvenons, en particulier, de l’Année 2016, Jubilé de la Miséricorde, où des foules de pèlerins se sont succédées à Rome pour implorer avec le pape la Miséricorde de Dieu. En mai de cette année-là il y eut, par exemple, un Jubilé des Diacres, avec une forte délégation française. Il est rare de voir rassemblés à Rome plus de 2000 diacres permanents, avec leur épouse, pour ceux qui sont mariés ! Nul doute qu’en cette année de pandémie, le dimanche 11 avril, nous aurons tous et toutes à cœur de prier le Seigneur avec intensité pour qu’il éloigne de notre monde cette lourde menace.

« Tes miséricordes, Seigneur, sans fin je les chanterai !  »
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À QUOI SERVENT LES QUÊTES IMPÉRÉES ?

A-Définition et but

Dans l’accomplissement de sa mission et de ses fins propres, l’Eglise a le droit inné d’exiger des fidèles ce qui lui est nécessaire. A ce droit de l’Eglise correspond le devoir ou l’obligation des fidèles de « subvenir aux besoins de l’Eglise afin qu’elle dispose de ce qui est nécessaire au culte divin, aux œuvres d’apostolat et de charité et l’honnête subsistance de ses ministres » (Canon 222 § 1)

C’est dans ce contexte qu’il nous faut situer les différentes quêtes faites au cours des célébrations liturgiques ou paraliturgiques. D’une manière générale, nous pouvons distinguer les quêtes ordinaires destinées au fonctionnement de la paroisse et les quêtes spéciales pour la réalisation d’œuvres déterminées, au niveau paroissial, diocésain, national et international.

Selon le PèreHugues GUINOT, Chancelier du diocèse de Sens-Auxerre, il existe cinq types de quêtes et offrandes. Nous avons : 

*QUÊTES PAROISSIALES

Les quêtes paroissiales à l’occasion des dimanches et fêtes ainsi que des services liturgiques (baptêmes, mariages, funérailles…) sont intégralement destinées à la paroisse, sauf si ces quêtes sont impérées.

*QUÊTES IMPÉRÉES

Les quêtes impérées, c’est-à-dire imposées et donc obligatoires, sont prélevées sur les quêtes paroissiales de certains dimanches et fêtes déterminés. Les jours de quêtes impérées figurent dans le programme ou calendrier pastoral de l’année. Elles sont aussi rappelées avant le jour d’incidence par qui de droit, par exemple le directeur national des OPM pour ce qui concerne les quêtes impérées acheminées par la direction nationale vers leur destination commune : Rome.  

*QUÊTES RECOMMANDÉES

Les quêtes recommandées correspondent à des jours précis, également déterminés. Mais, contrairement aux quêtes impérées, il s’agit de collectes supplémentaires, en plus des quêtes paroissiales, qui ne transitent ni par la comptabilité́ de la paroisse, ni par celle du diocèse.

*CASUEL

Le casuel est une offrande destinée à la paroisse à l’occasion d’un service (baptême, mariage, funérailles) versée librement par les demandeurs de service sur la base d’une somme conseillée par le diocèse. Le casuel ne remplace pas la quête et est remis à la paroisse distinctement de la quête.

*OFFRANDE DE MESSE

L’offrande de messe (le droit fiscal parle d’honoraire de messe) est la somme versée pour une intention de messe particulière. La messe demandée pour une intention particulière est le seul acte liturgique tarifé, car les offrandes de messes entrent dans les revenus des prêtres, revenus qui doivent être équitables.

Parmi les quêtes spéciales, nous pouvons classer les quêtes impérées (collectae imperatae.

Du latin “quaerere”, chercher se donner du mouvement, du soin, de la peine pour découvrir quelqu’un ou quelque chose. ‘‘ (Sens général) », demander

La quête est la collecte faite durant une célébration religieuse. À l’origine, les fidèles fournissaient le pain et le vin de la célébration eucharistique, apportés en procession à l’autel et offerts à Dieu par le célébrant avant d’être consacrés. Lorsque, pour des raisons de commodité, la quête remplaça au IXème siècle ces offrandes en nature, on la plaça au même moment de la messe comme signe de la participation des fidèles à l’offrande du pain et du vin, et d’offrande de leur propre personne. La procession d’offrande, encore en usage en diverses régions en certaines occasions est une forme de survivance de la pratique ancienne. Collecte d’argent, la quête relève au demeurant d’une pratique de solidarité en vigueur dans les premières communautés chrétiennes (Ac 11, 27-30).

 Imperare”, commander : Le mot vient du latin imperium (pouvoir, souveraineté). Se dit de quelque chose dont la réalisation est obligatoire selon des ordres supérieurs. Dans l’Église catholique en particulier, l’adjectif impéré est utilisé pour ce qui est ordonné par l’évêque.

« Le pouvoir qui impère doit être tel que ce à quoi l’ordre est impéré ait nécessairement à obéir pour exécuter ce qui lui est impéré. »  – (Édouard-Henri Wéber, La personne humaine, 1991) Voir aussi impératif.

Une quête impérée est une quête annuelle, prescrite par l’autorité ecclésiale (Evêque),ou que l’Église demande d’organiser dans tout le diocèse pour subvenir aux besoins diocésains, nationaux ou internationaux. Cette quête a un caractère impératif et ne doit pas être négligée et reléguée au rang de facultatif. C’est pourquoi, ce jour-là, normalement, aucune autre quête n’est prévue. Les chrétiens sont exhortés bien avant.

C’est un geste de solidarité ecclésiale qu’on ne peut occulter sous aucun prétexte. Y participer, constitue en effet une démarche de partage et de solidarité avec ceux qui en seront les bénéficiaires ; elle est faite dans un esprit de solidarité et d’ouverture. Dans l’année, un certain nombre de quêtes sont affectées à des causes spécifiques (missions, vocations, aumôneries scolaires…)

B-DIFFERENTES QUÊTES IMPÉRÉES ACHEMINÉES À ROME PAR LES OPM-BÉNIN

Date de la quêteBut de la quêteDestination
Épiphanie du Seigneur La Sainte Enfance RomeLa Sainte EnfanceRome
Jeudi saintUnion Pontificale MissionnaireRome
Vendredi SaintLieux Saints de JérusalemRome
Dimanche des VocationsŒuvre de Saint Pierre ApôtreRome
PentecôteDenier de Saint PierreRome
Dimanche des Missions Propagation de la FoiRome

C-Historique et sens des quêtes impérées assignées aux OPM-BENIN dans l’ordre suivant l’année civile

c1-Journée nationale de l’Enfance Missionnaire (Epiphanie du Seigneur)

L’Œuvre Pontificale de l’Enfance Missionnaire est un service qui aide les éducateurs à éveiller progressivement chez les enfants une conscience missionnaire universelle ; et à les amener à un partage de foi et de moyens matériels avec les enfants de régions et des Eglises plus démunies à cet égard. Depuis son origine, l’œuvre a contribué à l’éclosion de vocations missionnaires. Elle intensifie ses activités en décembre (parfois en février) mais surtout en janvier et particulièrement à l’Epiphanie. L’Épiphanie célèbre l’hommage des mages venus rendre visite à Dieu qui s’est fait petit enfant et se fête traditionnellement à Rome chaque 06 janvier.

c2- Union Pontificale Missionnaire (Quête du Jeudi Saint)

Le Jeudi Saint est le jour où le Christ a institué l’Eucharistie lors du repas (Cène) de la Pâque, la veille de sa mort sur la croix. Au cours de la messe célébrée avec solennité, on répète le geste du lavement des pieds. L’objectif de l’Union Pontificale Missionnaire est la formation et l’information missionnaires des prêtres, des membres des instituts religieux ou des sociétés de vie commune ou des instituts séculiers, des candidats au sacerdoce et à la vie consacrée, ainsi que des autres personnes engagées dans le ministère pastoral de l’Eglise. Bref, l’Union s’adresse à tous ceux et à toutes celles qui sont appelés à guider et à animer le Peuple de Dieu. Cette branche spirituelle des OPM est célébrée le Jeudi Saint.

c3-Vendredi saint (Quête pour les Lieux saints)

La « collecta pro Terra Sancta » a un sens particulier. Elle voudrait attester notre appartenance commune à la terre qui, durant l’histoire de notre salut, est le témoin de la vie terrestre de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ces quêtes que la Terre Sainte reçoit de toutes les Eglises locales du monde permettront de garantir le soutien nécessaire à la vie ecclésiale ordinaire et aux besoins particuliers de ces lieux que les pieds de Jésus ont foulé. La situation de guerre en Terre Sainte provoque une grande émigration. Celle-ci prive les communautés chrétiennes de leurs ressources vivantes qui poursuivent la célébration du mystère du Christ, notre Paix véritable. Dans un rapport abrégé des dépenses en 2006-2007, la Custodie de la Terre Sainte mentionne parmi les divers projets et activités dans les lieux saints : -à Bethléem, la rénovation de l’antique sanctuaire de la Grotte du Lait, du couvent et du sanctuaire du Champ des Bergers, -à Cana de Galilée, la rénovation du toit de l’Eglise, de la cour et des annexes, -à Jérusalem, la rénovation complète d’un étage et du toit du couvent de la Flagellation et la restauration partielle du sanctuaire de la Flagellation et de la Condamnation, -à Nazareth, le couvent des Séphoris a été restauré. La collecte pour la Terre Sainte doit susciter l’intérêt de tous pour les lieux saints, les lieux de pèlerinages de nos divers diocèses. En donnant la quête impérée du Vendredi Saint, nous posons à la fois un acte de foi en notre Seigneur Jésus, de charité envers nos frères et sœurs qui vivent en ces lieux saints et d’espérance que cette terre sacrée retrouvera la paix tant attendue.

c4- Œuvre de Saint-Pierre Apôtre (Dimanche du Bon Pasteur, Dimanche des vocations)

Cette œuvre est fondée pour sensibiliser le peuple chrétien aux problèmes de la formation du clergé local dans les Eglises de missions, et inviter à collaborer à la préparation des candidats au sacerdoce par une aide spirituelle et matérielle. Les fonds obtenus par la fondation des bourses, les paiements de pensions, les cotisations et les autres dons, ont permis l’érection et le développement de nombreux petits et grands séminaires diocésains. C’est ainsi que l’œuvre a largement contribué à jouer un rôle très important dans l’essor de nos Eglises. Le Dimanche du Bon Pasteur, 4ème Dimanche de Pâques est la Journée Mondiale de prière et de don pour cette œuvre. À l’occasion de la Journée Mondiale de prière pour les Vocations, la quête de ce jour est utilisée pour permettre le déploiement de la pastorale des vocations sacerdotales et religieuses. Toute vocation naît de ce regard aimant par lequel le Seigneur est venu à notre rencontre, peut-être alors même que notre barque était en proie à la tempête. « Plus qu’un choix de notre part, la vocation est la réponse à un appel gratuit du Seigneur » (Lettre aux prêtres, 4 août 2019) ; c’est pourquoi, nous réussirons à la découvrir et à l’embrasser, quand notre cœur s’ouvrira à la gratitude et saura saisir le passage de Dieu dans notre vie.

c5-Denier de Saint-Pierre (dimanche de Pentecôte)

Le denier de Saint-Pierre (en latin denarius Sancti Petri) est d’abord un tribut annuel versé par l’Angleterre du VIII e siècle à 1534 au Saint-Siège. Sous le pontificat de Pie IX, le nom est repris pour désigner une contribution volontaire des fidèles à la papauté. Ou encore on appelle Denier de Saint-Pierre l’aide économique que les fidèles apportent au Saint-Père, en signe de participation à la sollicitude du Successeur de Pierre pour les nombreux besoins de l’Église universelle, et à ses œuvres de charité en faveur des plus déshérités… Susciter chez tous les chrétiens l’amour filial vis-à-vis du Successeur de Pierre par : -la prière pour le Saint-Père -le désir de le rencontrer -la participation à sa charge financière. Le jour de Pentecôte est réservé à la prière et à la collecte pour le Pape.

c6- Œuvre Pontificale de la Propagation de la Foi (Dimanches des Missions)

Cette journée annuelle ravive auprès des catholiques du monde entier la solidarité avec les églises locales de tous les continents afin de les soutenir dans leur mission d’évangélisation. Cette journée s’origine dans les efforts de collecte de fonds pour la mission de la part de la jeune lyonnaise Pauline JAROCOT (1799-1862). Elle affirmait : « de la part de tous, selon les possibilités, à tous, selon les nécessités » La quête du Dimanche de la Mission universelle à laquelle participent tous les diocèses du monde, constitue un signe tangible des liens qui nous unissent, “car ce n’est qu’ensemble que nous devenons Église”, affirme un appel des évêques suisses à l’occasion du Mois de la Mission universelle. La quête du Dimanche de la Mission universelle acquiert un caractère particulièrement précieux en cette période de crise. Susciter un intérêt pour l’évangélisation universelle dans les secteurs du peuple de Dieu : les familles, les communautés ecclésiales de base, les paroisses, les écoles, les mouvements, les associations, afin que le diocèse tout entier prenne conscience de sa vocation missionnaire universelle ; pour atteindre ce but, il faudrait pouvoir disposer d’une solide organisation à l’échelon paroissial ; cette œuvre est célébrée toute l’année, et particulièrement l’avant-dernier dimanche d’octobre, journée mondiale de la mission. Les fonds collectés sont versés au Fonds Universel de Solidarité basée à Rome (cf. Statuts des OPM n°20 ; Manuel p. 25.)

D-Quelques consignes

1.Les quêtes impérées doivent être organisées aux dates recommandées. Cependant, pour des raisons pastorales, un diocèse ou une institution ou une communauté religieuse peut reporter à une date ultérieure proche, sa participation à la collecte universelle ou diocésaine.

2. Il est important que chaque quête impérée soit soigneusement préparée par un argumentaire clair mettant en avant la solidarité universelle dans l’Église, les bénéficiaires et la nécessité. Au besoin, le curé préparera les cœurs des fidèles.

3. Une fois la quête faite, il importe de prier et pour les bénéficiaires et pour les donateurs. L’offrande doit être entièrement versée à l’évêque qui les répartira selon les orientations.

4. Il importe d’user de diverses voies pour améliorer sur nos paroisses, les montants des quêtes impérées.

5. Il est essentiel que les fidèles soient mis rapidement au courant du montant de la quête effectuée dans la paroisse… et au niveau diocésain.

Directeur national des OPM Père Cosme Tayéwo ADJOMALE

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NOMS DES LAURÉATS DU PRIX MISSIONNAIRE MONSEIGNEUR PAUL VIEIRA 2021

Le Directeur National des OPM BÉNIN a procédé à la délibération des noms des lauréats du Prix Missionnaire Monseigneur Paul VIEIRA 2021 en ce jour 22 mars 2021 à Porto-Novo.

Suivez l’intégralité de la séance de délibération en vidéo:

COMMUNIQUÉ EN PDF

Les lauréats sont invités à appelés la Direction Nationale pour la suite.

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Prix Missionnaire Paul VIEIRA 2021, que gagnera-t-on?

D’aucuns se demandent ce que gagneront les auteurs des textes qui seront selectionnés pour la constitution du livre d’hommages au Monseigneur Paul VIEIRA. D’autres n’attendent que la délibération. Nous vous rassurons que nous travaillons pour la publication rapide des auteurs des textes retenus. Ces textes soumis pour être sélectionnés sont actuellement en études. Cependant la direction nous rassure de la publication des résultats le 21 mars 2021 à 00h00 sur son site web http://www.opm-benin.com, sur sa chaîne Youtube et sur sa page Facebook. Les auteurs des cinq premiers textes devront s’attendre aux prix suivants :

  • Premier prix: Un voyage sur les traces et sur la tombe de Monseigneur Paul VIEIRA plus une image encadrée.
  • Deuxième prix: Une image bien encadrée de l’évêque plus découverte de la direction nationale.
  • Troisième, quatrième et cinquième prix : Des livres sur le prélat plus découverte de la direction nationale.

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APPEL À PRODUCTION DE TEXTE D’HOMMAGE SUR MONSEIGNEUR PAUL VIEIRA

Dans le but de lui rendre hommage, les « OPM au BÉNIN » lance un appel à production de texte d’hommage sur la personne Missionnaire du feu Monseigneur Paul VIEIRA. Les trois meilleurs textes, lus, appréciés et approuvés dans leur originalité, recevront le Prix Missionnaire Paul VIEIRA 2021.Dans le but de lui rendre hommage, les « OPM au BÉNIN » lance un appel à production de texte d’hommage sur la personne Missionnaire du feu Monseigneur Paul VIEIRA.

Les trois meilleurs textes, lus, appréciés et approuvés dans leur originalité, recevront le Prix Missionnaire Paul VIEIRA 2021.

Envoyez votre texte à l’adresse mail : opmbenin2018@gmail.com

Précisez votre nom et vos prénoms avec votre département ou Diocèse. La date de clôture des dépôts est le 02 Mars 2021 à 23h30.

Passé ce délai, aucun texte ne sera considéré.

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OPM BÉNIN : LISTE DES GAGNANTS AU CONCOURS DE LA SEMAINE DE L’ÉPIPHANIE 2021.

Après l’analyse des résultats du concours sur Facebook, la cellule de communication des OPM BÉNIN déclare gagnants, les suivants :

1er: Alexandre Yavoedji

2ème : Victor Nabaga

3 ème : Éphrem WANDOR BRIKA

Ils sont invités à nous donner leur: Diocèse, paroisse, et numéro de téléphone pour recevoir les cadeaux à eux réservés.

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PÉLÉ – ENFANCE MISSIONNAIRE DANS LE DIOCÈSE DE NATITINGOU (30/01/2021)

Le samedi 30 janvier 2021 a été la journée choisie par la paroisse Cathédrale Saint Sauveur de Natitingou pour permettre à tous les enfants de cette paroisse de se retrouver au sanctuaire aux pieds de Notre Dame de l’Atacora pour vivre le pèlerinage de l’enfance missionnaire. Ils étaient 307, tous enthousiastes, venus apprendre auprès de Marie, Notre Dame de l’Atacora, Mère de l’Unité et du bon Conseil, comment grandir dans la fraternité. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique du thème de l’année pastorale du diocèse de Natitingou qui porte sur la Fraternité. L’objectif de ladite journée était donc de rappeler aux enfants qu’ils sont tous frères et sœurs en Jésus. Ainsi, dès leur arrivée au sanctuaire, ces privilégiés du Seigneur (les enfants) ont vécu d’abord la méditation des mystères joyeux de notre rédemption à travers la récitation du chapelet pour demander l’assistance de Marie. Après cela, ils ont médité le chemin de croix en pensant à tous les enfants du monde entier qui ne peuvent pas se réunir au nom de Jésus pour vivre la fraternité à cause de la pandémie qui sévit actuellement de par le monde entier. C’est après ces exercices de piété vécus avec ferveur que les enfants ont reçu un enseignement sur la fraternité donné par l’Abbé Axel Kounté TIANATI, Aumônier diocésain de l’Enfance Missionnaire du Diocèse de Natitingou. Ils se sont ensuite retrouvés en carrefours pour réfléchir sur comment vivre concrètement la fraternité entre eux. Suite à la remontée des carrefours, les enfants ont prié l’angélus et pris leur déjeuner dans la joie et les chants. Après un temps de répit, ils ont préparé la messe qui a été dite par leur Aumônier.

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OCTOBRE, MOIS MISSIONNAIRE AU BENIN ET DANS LE MONDE.

Dans toute l’Eglise universelle, le mois d’octobre est le mois missionnaire. L’Eglise vit la mission tous les jours, mais octobre est réservé comme un temps pour réveiller la conscience missionnaire universelle de tous les baptisés. Avec la fête de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, patronne universelle des missions commence le mois du rosaire. Avec Sainte Thérèse nous apprenons à aimer l’Eglise et à être missionnaire.

Avec Marie, disciple missionnaire de son Fils Jésus, nous sommes missionnaires car elle est la première missionnaire par excellence, celle qui a porté dans ses entrailles Jésus le missionnaire du Père. (Cf Message du Pape pour la Journée Missionnaire Mondiale 2020)

Dans cette joie de vivre ce mois béni des missions, la direction nationale des OPM au Bénin a réalisé un livret d’animation missionnaire octobre 2020 dans l’intention de rappeler le devoir missionnaire, d’annoncer le Christ aux autres, et de sensibiliser les fidèles à soutenir par leurs dons l’Eglise universelle. Cela suppose la prière chaque jour pour les missionnaires pour qu’ils vivent et répondent fidèlement à leur mission.

Dans tous les diocèses de notre pays, les directeurs diocésains des OPM et les Aumôniers de l’Enfance Missionnaires, ont organisé différentes manifestations pour sensibiliser les chrétiens de toutes les paroisses à faire quelque chose durant ce mois ; « Rendez à César ce qui est à César, et aux OPM ce qui est aux OPM » pour paraphraser la dernière phrase de l’évangile du dimanche des missions 18 octobre 2020 (Mt 22,21).

Le dimanche 18 octobre de l’an de grâce 2020 a été la journée de prière pour les Missions. 

Dans l’Eglise, l’avant-dernier dimanche du mois d’octobre se célèbre, à l’échelle mondiale, la journée des Missions. A cette occasion le Saint-Père donne un message ; celui de l’édition 2020 a pour thème : « Me voici : envoie-moi ! » (Is 6, 8).

Comme cela est de coutume de choisir un diocèse pour abriter ou pour lancer l’évènement, le directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires, le Père Cosme Tayéwo ADJOMALE a choisi le diocèse de N’dali (nord-Bénin département du Borgou) pour ledit événement.

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Lyon: Béatification de Pauline Jaricot, le Directeur National des OPM au BÉNIN dévoile ses sentiments.

Juste après la messe de béatification de Pauline Jaricot, le Directeur National des OPM au BÉNIN, Père Cosme Tayéwo ADJOMALE, s’est exprimé pour dévoiler ses sentiments.

« Bonsoir, chers lecteurs, chers auditeurs de votre site web
Mes sentiments au terme de l’assemblée générale des OPM qui s’est ouverte le 16 mai et qui sera clôturée demain 23 mai avec la béatification de Pauline Jaricot aujourd’hui, sont vraiment bons. Je rends grâce à Dieu. C’est de lui que vient toute gloire.

Comment faire pour que la mission devienne quelque chose de « partagé » par tous ? Telle a été l’idée qu’avait Pauline. Ce n’est pas comme si tout allait sur des roulettes. Elle a connu beaucoup de souffrances. Et le rosaire vivant ayant marché, la collecte pour les missions ayant marché, elle a voulu se lancer dans ce qu’on appelle communément redorer le blason de la classe ouvrière. Mais cela n’a pas marché parce que Pauline a été roulée dans la farine et donc elle a tout perdu.

Elle a tout perdu et a vécu la souffrance, même dans son sens premier à la fin de sa vie. Mes sentiments sont encore de bons sentiments, de joie, les sentiments de reconnaissance. Car le Seigneur s’est servi de sa servante comme il se sert de chacun de nous pour aller de l’avant. Je rends grâce à Dieu que tout se soit bien passé pour la délégation qui m’accompagne aussi. Vous avez vu comment le drapeau du Bénin a flotté. Je l’ai voulu et Dieu m’a aidé. Et tout s’est bien réalisé. Je parle ici des secrétaires nationaux : Père Patrick BIO, secrétaire National de l’œuvre de Saint Pierre et Sœur Micheline TOWANOU, secrétaire nationale de l’Enfance Missionnaire. Tous sont présents ici et ont vu.

Nous souhaitons qu’il y ait des retombées de cette assemblée générale. La grâce de Pauline Jaricot dans tous les sens pour le bonheur des OPM au Bénin. Nous allons continuer à prier et à prendre Pauline Jaricot comme un modèle que l’Église nous propose. Ma prière est que tous, comme baptisés, au Bénin retrouvent leur conscience missionnaire et deviennent des envoyés, des missionnaires pour aller de l’avant et travailler comme Pauline Jaricot.

Et je voudrais dire, comme cela se dit aujourd’hui dans le diocèse de Djougou, « avec Jésus et sa Sainte Mère, soyons tous Missionnaires. »

Béatification de Pauline Jaricot : Visite et témoignages du papa de Mayline, la miraculée

(Le Directeur National des OPM BÉNIN en veste noire, Mayline en blanc-vert et sa maman, sa sœur et son papa sur la photo)

Père Cosme Tayéwo ADJOMALE

« Je suis Emmanuel TRAN, papa de Mayline. Nous habitons Annecy.Repas de fête avant de déménager au sud de la France, étouffement de Mayline, soins intensifs, manque d’oxygène, arrêt cardiaque. Coma profond avec mort cérébrale imminente annoncée. Neuvaine en juin 2012 en l’honneur de Pauline Jaricot. Partie de Lyon éteinte, elle est arrivée à Nice toute transformée. Son état clinique ne correspond pas aux dossiers venus de Lyon.

Le médecin dit:  » votre fille ne mourra pas chez moi mais aura des séquelles toute sa vie et restera handicapée au lit toute sa vie »Rapidement signe de récupération, elle est revenue au grand étonnement des médecins. Mayline se retourna vers Nathalie et dit:  » maman »Capable de bouger, de se lever et de marcher quelques semaines après.Les mois avancent et Mayline reprit sa vie de petite fille sur la route de l’école. Les médecins demandent d’autres examens, le cerveau reprit ses fonctions avec une régénération extraordinaire. Cela relève d’un miracle. Un événement inédit en médecine !Nous avons commencé à connaître Pauline Jaricot grâce à Elisabeth qui avait initié la neuvaine. Moi qui n’était pas baptisé, je fis mon cheminement catéchuménal et fut baptisé 4 ans après en 2016. Puis j’ai rencontré l’archevêque pour échanger sur la question.

La situation a fortifié la foi de beaucoup d’amis et de nos proches qui doutaient dans leur foi; ils ont redécouvert la foi, ont évolué dans ce sens en voyant ce miracle.Je rencontre beaucoup de personnes qui me témoignent de l’amour.Un journaliste m’a dit ces jours-ci :  » Pauline Jaricot a porté la foi aux gens, c’est ce que vous faites aujourd’hui. Dieu est parmi nous en permanence » « 

La belle amitié entre Pauline Jaricot et le saint Curé d’Ars

Ils étaient de la même région, de la même époque, et chacun pourvu d’une grande foi … Pas étonnant que ces deux-là se soient rencontrés sur terre, et se retrouvent bientôt associés dans la litanie des saints…

La première fois que le père Jean-Marie Vianney rencontre Pauline Jaricot, c’est en 1816. Pauline, âgée alors de 17 ans, est la fille d’un riche commerçant lyonnais. Son père invite souvent les prêtres voisins à déjeuner, et c’est ainsi que le curé d’Écully (proche banlieue lyonnaise) se présente un jour avec son vicaire âgé de 30 ans, le père Vianney. Lors de cette rencontre, Pauline lui raconte le récent passage de frères de Saint Jean de Dieu venus quêter pour leurs malades. Ces frères lui ont parlé d’une jeune martyre qui attirait beaucoup de monde, et faisait des miracles, et dont les ossements viennent d’être découverts à Rome. Elle s’appelle Philomène. Or le Père Vianney a également une grande dévotion pour les martyrs des premiers siècles. Nul doute qu’une belle discussion a du alors s’engager entre la jeune femme et le vicaire laissant place à une amitié spirituelle.

Devenu curé d’Ars en 1821, le Père Vianney ne rompt pas ses liens avec la famille Jaricot ni avec Pauline, et n’hésite d’ailleurs pas à leur demander un soutien financier ! Il encourage par ailleurs Pauline, qui vient lui rendre visite à Ars, à poursuivre ses œuvres de charité. La jeune femme a lancé des chaînes de prière et des collectes de dons, créant officiellement en 1822 l’œuvre de la Propagation de la foi.

Relique de sainte Philomène à Ars

Lors d’une de ses visites, Pauline offre au curé d’Ars une relique de sainte Philomène, cadeau qui remplit de joie le saint prêtre. Et comme le nombre de pèlerins ne cesse d’augmenter dans ce petit village d’Ars, le modeste curé expose la relique dans son église lui attribuant tout ce qui y arrive d’extraordinaire. En 1834, de retour d’un pèlerinage à Mugnano (Italie), Pauline lui offre cette fois une petite châsse contenant une statue de la sainte que saint Jean-Marie Vianney place dans sa chambre. Quand celle-ci prendra feu en 1857, les flammes s’arrêteront devant le reliquaire.

,,"Réchauffez plutôt ma pauvre âme par quelques étincelles de foi et d’espérance »

Et c’est en mars 1859, que Pauline Jaricot, alors âgée de 59 ans, passera une dernière fois à Ars voir son ami prêtre. Arrivée chez lui et transie de froid, le curé se précipite pour lui allumer un feu. Devant son incapacité à le faire, Pauline lui dit alors : « Monsieur le Curé, n’essayez pas de remédier au froid ; j’y suis habituée. Réchauffez plutôt ma pauvre âme par quelques étincelles de foi et d’espérance ». Au moment de repartir, il lui remet une petite Croix de bois pour méditer les mystères douloureux, puis il la bénit ; ce fut leur dernière entrevue. Le saint curé d’Ars meurt le 4 août 1859, et Pauline Jaricot, trois ans plus tard, le 9 janvier 1862, à 62 ans. L’un est devenu saint patron des prêtres, l’autre pourrait bien devenir prochainement celle des laïques engagées !

Qui est Pauline Jaricot ?

Source : ALETEIA

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