Entre la langue française et moi, il existe comme une histoire semblable à celle de Roméo et Juliette

« J’ai toujours rêvé d’une vie toute donnée aux autres, surtout aux faibles, aux pauvres et aux tout-petits. » C’est donc en voulant donner aux autres que la Révérende Sœur Angéline Chabi de la congrégation  »Fille de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus’ a accepté limé son savoir en prolongeant ses études en Lettres Modernes. Officiellement Docteure en Langue et littérature française, elle a affirmé au lendemain de sa soutenance de thèse son amour pour les lettres : « entre la langue française et moi, il existe comme une histoire semblable à celle de Roméo et Juliette ». Interrogée sur l’intérêt que présente son sujet de recherche par la cellule de communication des OPM au BÉNIN, la jeune Docteure s’explique « Au-delà des deux auteurs sur lesquels portent nos travaux de recherche, le travail dans son ensemble renseigne sur l’évolution de la littérature africaine d’expression française. Il aborde le concept de la Néo-Négritude en élucidant la poétique des écrivains francophones de la jeune génération, leur rapport à l’Histoire et à la littérature. Il scrute la déroutante question du pouvoir et de la violence qui dépasse d’ailleurs le cadre littéraire. En Afrique, et même dans la vie religieuse, nous avons besoin d’évangéliser notre conception du pouvoir qui, selon Hannah Arendt, ne saurait se confondre à la violence. Selon la politologue, en effet, « Le pouvoir et la violence s’opposent par leur nature même ; lorsque l’un des deux prédomine de façon absolue, l’autre est éliminé. La violence se manifeste lorsque le pouvoir est menacé, mais si on la laisse se développer, elle provoquera finalement la disparition du pouvoir ». Le cadre de cette interview, évidemment, ne se prête pas au développement de cette thématique. Elle fait également partie de mes préoccupations pour les prochaines publications. »Comme rappel, la Révérende Sœur Angéline Chabi est religieuse depuis le 23 juin 2006, date de sa profession religieuse. Originaire de Kilibo, la quarantaine passée, elle est Professeure de Lettres et s’y plaît.

LES DIFFÉRENTES NOMINATIONS DANS LES DIOCÈSES AU BÉNIN : 2022

Vu le canon 521 du Code de Droit Canonique, considérant le Curé dans l’ordre sacré du presbytérat,

Vu le canon 523 du Code de Droit Canonique, confiant à l’Evêque la provision de l’office du Curé,

Vu les normes réglementant la constitution, les fonctions, les obligations et droits des vicaires paroissiaux (cc. 545-551, CIC 83),

Les évêques des diocèses du Bénin ont procédé au cours du mois de juin à des nominations.

Hommage à l’Abbé Gilbert DAGNON, 1er Directeur national des OPM au Bénin


10 ans après sa naissance au Ciel (2012 juin-2022)

Beaucoup de brillants orateurs, conférenciers se sont succédés sur cette tribune depuis hier pour faire ressortir tout ce que le Révérend Père Gilbert DAGNON a de profils humain, spirituel, ecclésial et social ; j’allais ajouter de patriotique et de républicain.
Je me suis amusé à aller, par curiosité, chercher sur le net ce que l’on dit sur le Père DAGNON, et voici le résumé de ce qui y est dit :
« Homme d’église, parolier, compositeur et homme politique béninois »
Aucune trace de ce qui justifie ma présence ici pour cette prise de parole : le passage de l’homme du 18 août 1926 à la tête d’une institution connue comme relai des lignes directrices de la pastorale missionnaire de Rome auprès de l’épiscopat béninois de la période post-indépendance.
Je ne prétends pas ajouter quelque chose à ce qui a été dit et si bien dit sinon rendre un vibrant hommage à un illustre lointain Prédécesseur à la tête et au service des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) au Bénin.
Merci aux organisateurs et organisatrices de ce Colloque pour la considération, le ‘ayessi’, comme on dit chez moi, pour l’honneur fait à notre institution.
« Souvenez-vous de vos anciens dirigeants qui vous ont annoncé la parole de Dieu. Pensez à la façon dont ils ont vécu et sont morts, et imitez leur foi. » (Hébreux 13,7)
Et si on faisait un peu d’histoire !!!
Paul VI (Pape de 1963-1978), par la Constitution Regimini Ecclesiae Universae (15 août 1967), réorganisa et adapta les devoirs de la Curie Romaine selon les directives données par le Concile Vatican II. Ainsi la Congrégation de Propaganda prit alors le nom de Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples ou « de Propaganda Fide ».
Ces années-là (1967-1968), vont signer la naissance des cellules locales des Œuvres Missionnaires devenues Pontificales en mai 1922 (il y a 100 ans) y compris dans notre pays, le Dahomey d’alors avec comme Premier Directeur national des OPM le Révérend Père Gilbert DAGNON, d’illustre mémoire en 1968.
Alors Recteur du Petit séminaire sainte Jeanne d’Arc, le futur administrateur diocésain de Cotonou, devra s’absenter pour aller représenter les OPM à Rome une fois par an, en ramenant dans ses valises des subsides accordés à notre pays.
En ce temps-là, il faut le reconnaître avec beaucoup d’admiration et d’humilité, les activités du directeur national des OPM se résumait à faire le voyage à Rome ; pas d’animations missionnaires au sens où on l’entend aujourd’hui, selon les propos du Père Dorothée Koffi HAMAOUZO, 3ème Directeur national de l’institution (1996-2007). C’est ce qui explique que beaucoup n’ont pas su cette grande responsabilité du Père DAGNON.
Du passage de l’illustre compositeur de l’Aube nouvelle, hymne national du Dahomey, le Bénin, à la tête des OPM, le Père Jacques Mahougnon AGOSSOU, 4ème Directeur national (2007-2018) dit ceci :
« Il a travaillé avec les moyens de bord, mais surtout avec son cœur et son charisme. Car ne l’oublions pas, le Père DAGNON est un homme charismatique »
Il fut remplacé en 1984 par le Père Bruno TCHOGNINOU d’Abomey.
Par ailleurs, ce que beaucoup ne savent pas ou commencent à oublier peut-être, c’est ceci : le Père Exorciste de Cotonou avait un jumeau d’ordination aussi talentueux, charismatique mais beaucoup trop rigoureux que lui, c’est le natif de Kpodji-lèmon.
L’un de ses premiers champs d’apostolat fut la paroisse de Sokponta puis sa marche vers le septentrion va se poursuivre jusqu’à Parakou où il sera tour à tour Recteur puis curé et Vicaire général : j’ai nommé le Révérend Père Georges HOUNYEME (qui m’a baptisé et envoyé au séminaire)
Je fais ici un constat : jumeaux d’ordination, l’un fut le premier directeur national des OPM et l’autre premier directeur national béninois de l’Enseignement catholique avec des réformes aussi bienfaisantes que prophétiques pour l’enseignement catholique chez nous.
Et pour moi, nommé directeur national 50 ans après le valeureux Père DAGNON, (1968-2018) cet illustre homme, et partageant la même maison avec un digne successeur du Père HOUNYEME à l’Enseignement catholique, je ne peux que m’écrier :
« De ma génération pourra-t-on dire un jour, ils n’ont pas démérité ? Oh, suis-je digne d’entrer dans la lignée des successeurs de cet illustre homme d’église, parolier, compositeur et homme politique béninois qu’est le Père DAGNON ? Suis-je digne d’entrer dans la lignée de ces hommes grands et grands hommes ? »
Comme les deux colonnes de l’Eglise, ils sont les colonnes de deux importantes institutions chez nous : OPM / Enseignement catholique.
Si l’on sait le nom autrefois donné à l’Enseignement catholique au Dahomey en temps de colonisation, Ecole des Missionnaires, alors nos deux Pères se retrouvent bien unis, l’un chargé des Ecoles et l’autre des Œuvres Pontificales Missionnaires.
J’allais finir en disant ceci :
« Mon Bon Père Gilbert DAGNON, si tu acceptes qu’on t’appelle Paul, chantre de la Mission alors ton frère Georges, que tu affectionnes tant, devient notre Saint Pierre, avec la clé du savoir. Vous êtes tous deux, les deux piliers de deux de nos institutions nationales. »
Et si tu me demandais : que veux-tu que je fasse pour toi ou obtienne pour toi, pour la Mission et pour les OPM aujourd’hui, (tout comme le prophète Elie le demandait à son disciple Elysée ? (2R2…), je répondrais sans hésiter : « Père, que je reçoive une double part de l’esprit que tu as reçu »
Père Cosme-Tayéwo ADJOMALE,
Directeur national des OPM

Animation missionnaire : la direction nationale des OPM au Noviciat Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus d’Abomey-Calavi

Dans la matinée du 14 juin 2022, la direction nationale des Œuvres Pontificales Missionnaires au Bénin s’est rendue au Noviciat Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus d’Abomey-Calavi sur invitation de la Sr Paulette DOHIN, maîtresse des novices, pour une séance de formation. Durant tout le déroulement de cette formation, les novices des Sœurs OCPSP ont eu la chance d’être formées sur deux thèmes de grande importance : ‘’La pastorale missionnaire et les OPM’’ et ‘’Bienheureuse Pauline Jaricot et l’œuvre de la Propagation de la Foi’’. Le peu de temps partagé a permis aux novices de faire des expériences sur le rôle de pasteur, de connaître qui est Pauline et de savoir ce que sont que les OPM. Cette séance de formation et d’animation a été faite par la Sœur Micheline TOWANOUN, secrétaire nationale de l’Enfance Missionnaire et le Père Cosme Tayéwo ADJOMALE, directeur national des OPM.

Lyon: Béatification de Pauline Jaricot, le Directeur National des OPM au BÉNIN dévoile ses sentiments.

Juste après la messe de béatification de Pauline Jaricot, le Directeur National des OPM au BÉNIN, Père Cosme Tayéwo ADJOMALE, s’est exprimé pour dévoiler ses sentiments.

« Bonsoir, chers lecteurs, chers auditeurs de votre site web
Mes sentiments au terme de l’assemblée générale des OPM qui s’est ouverte le 16 mai et qui sera clôturée demain 23 mai avec la béatification de Pauline Jaricot aujourd’hui, sont vraiment bons. Je rends grâce à Dieu. C’est de lui que vient toute gloire.

Comment faire pour que la mission devienne quelque chose de « partagé » par tous ? Telle a été l’idée qu’avait Pauline. Ce n’est pas comme si tout allait sur des roulettes. Elle a connu beaucoup de souffrances. Et le rosaire vivant ayant marché, la collecte pour les missions ayant marché, elle a voulu se lancer dans ce qu’on appelle communément redorer le blason de la classe ouvrière. Mais cela n’a pas marché parce que Pauline a été roulée dans la farine et donc elle a tout perdu.

Elle a tout perdu et a vécu la souffrance, même dans son sens premier à la fin de sa vie. Mes sentiments sont encore de bons sentiments, de joie, les sentiments de reconnaissance. Car le Seigneur s’est servi de sa servante comme il se sert de chacun de nous pour aller de l’avant. Je rends grâce à Dieu que tout se soit bien passé pour la délégation qui m’accompagne aussi. Vous avez vu comment le drapeau du Bénin a flotté. Je l’ai voulu et Dieu m’a aidé. Et tout s’est bien réalisé. Je parle ici des secrétaires nationaux : Père Patrick BIO, secrétaire National de l’œuvre de Saint Pierre et Sœur Micheline TOWANOU, secrétaire nationale de l’Enfance Missionnaire. Tous sont présents ici et ont vu.

Nous souhaitons qu’il y ait des retombées de cette assemblée générale. La grâce de Pauline Jaricot dans tous les sens pour le bonheur des OPM au Bénin. Nous allons continuer à prier et à prendre Pauline Jaricot comme un modèle que l’Église nous propose. Ma prière est que tous, comme baptisés, au Bénin retrouvent leur conscience missionnaire et deviennent des envoyés, des missionnaires pour aller de l’avant et travailler comme Pauline Jaricot.

Et je voudrais dire, comme cela se dit aujourd’hui dans le diocèse de Djougou, « avec Jésus et sa Sainte Mère, soyons tous Missionnaires. »

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