MESSAGE DU PAPE POUR LA JOURNÉE MISSIONNAIRE MONDIALE

« Vous serez alors mes témoins » (Ac 1, 8)

Chers frères et sœurs,

Ces paroles sont celles de la dernière conversation de Jésus Ressuscité avec ses disciples, avant de monter au Ciel, telle qu’elle est décrite dans les Actes des Apôtres : « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8)Et c’est aussi le thème de la Journée Mondiale des Missions 2022 qui nous aide, comme toujours, à vivre le fait que l’Église est missionnaire par nature.

Cette année, elle nous donne l’occasion de commémorer quelques anniversaires importants pour la vie et la mission de l’Église : la fondation, il y a 400 ans, de la Congrégation de la Propaganda Fide – aujourd’hui pour l’Évangélisation des Peuples – et, il y a 200 ans, l’Œuvre pour la Propagation de la Foi qui, avec l’Œuvre de la Sainte enfance et l’Œuvre de Saint Pierre Apôtre qui a été reconnue comme pontificale il y a tout juste 100 ans.

Arrêtons-nous sur ces trois expressions clé qui résument les trois fondements de la vie et de la mission des disciples : « Vous serez mes témoins », « jusqu’aux extrémités de la terre » et « vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ».

1. « Vous serez mes témoins » – L’appel de tous les chrétiens à témoigner du Christ

C’est le point central, le cœur de l’enseignement de Jésus aux disciples en vue de leur mission dans le monde. Tous les disciples seront témoins de Jésus grâce au Saint-Esprit qu’ils recevront : ils seront constitués comme tels par grâce. Où qu’ils aillent, où qu’ils soient. De même que le Christ est le premier envoyé, c’est-à-dire missionnaire du Père (cf. Jn 20, 21) et, en tant que tel, son « témoin fidèle » (cf. Ap 1, 5), de même tout chrétien est appelé à être un missionnaire et un témoin du Christ. Et l’Église, communauté des disciples du Christ, n’a d’autre mission que celle d’évangéliser le monde en témoignant du Christ. L’identité de l’Église est d’évangéliser.

Une relecture d’ensemble plus approfondie éclaire certains aspects toujours actuels pour la mission confiée par le Christ à ses disciples : « Vous serez mes témoins ». La forme plurielle souligne le caractère communautaire-ecclésial de l’appel missionnaire des disciples. Tout baptisé est appelé à la mission dans l’Église et par mandat de l’Église : la mission se fait donc ensemble, et non individuellement, en communion avec la communauté ecclésiale et non de sa propre initiative. Et même s’il y a quelqu’un qui, dans une situation très particulière, accomplit seul la mission d’évangélisation, il l’accomplit et devra toujours l’accomplir en communion avec l’Église qui l’a envoyé.

Comme l’enseigne saint Paul VI dans l’Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, un document qui m’est très cher :

Évangéliser n’est pour personne un acte individuel et isolé, mais c’est un acte profondément ecclésial. Lorsque le plus obscur prédicateur, catéchiste ou pasteur, dans la contrée la plus lointaine, prêche l’Évangile, rassemble sa petite communauté ou confère un sacrement, même seul, il fait un acte d’Église et son geste se rattache certainement, par des rapports institutionnels, mais aussi par des liens invisibles et par des racines souterraines de l’ordre de la grâce, à l’activité évangélisatrice de toute l’Église (n. 60). 

En effet, ce n’est pas un hasard si le Seigneur Jésus a envoyé ses disciples en mission deux par deux. Le témoignage des chrétiens au Christ a un caractère essentiellement communautaire. D’où l’importance essentielle de la présence d’une communauté, même petite, dans la réalisation de la mission.

Deuxièmement, il est demandé aux disciples de vivre leur vie personnelle dans une optique de mission : ils sont envoyés par Jésus dans le monde non seulement pour faire la mission, mais aussi et surtout pour vivre la mission qui leur a été confiée ; non seulement pour rendre témoignage, mais aussi et surtout pour être des témoins du Christ. Comme le dit l’apôtre Paul avec des mots vraiment émouvants : « Toujours nous portons, dans notre corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps. »  (2 Co 4, 10).

L’essence de la mission est de rendre témoignage au Christ, c’est-à-dire à sa vie, sa passion, sa mort et sa résurrection par amour du Père et de l’humanité. Ce n’est pas un hasard si les Apôtres ont cherché à remplacer Judas parmi ceux qui, comme eux, avaient été « témoins de sa résurrection » (Ac 1, 22). C’est du Christ, et du Christ ressuscité dont nous devons témoigner et dont nous devons partager la vie.

Les missionnaires du Christ ne sont pas envoyés pour se communiquer eux-mêmes, pour montrer leurs qualités et leurs capacités de persuasion ou leurs compétences en matière de gestion. Ils ont, au contraire, le grand honneur d’offrir le Christ, en paroles et en actes, en annonçant à tous la Bonne Nouvelle du salut avec joie et franchise, comme les premiers apôtres.

Par conséquent, en dernière analyse, le véritable témoin c’est le “martyr”, celui qui donne sa vie pour le Christ en échange du don qu’il nous fait de lui-même.

La première motivation pour évangéliser est l’amour de Jésus que nous avons reçu, l’expérience d’être sauvés par lui qui nous pousse à l’aimer toujours plus (Evangelii gaudium, n. 264). 

Enfin, en ce qui concerne le témoignage chrétien, l’observation de saint Paul VI reste toujours pertinente : « L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres ou, s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins » (Evangelii Nuntiandi, n. 41). Par conséquent, pour la transmission de la foi, le témoignage de la vie évangélique des chrétiens est fondamental.  

De même, la tâche de proclamer sa personne et son message reste tout aussi nécessaire. En effet, Paul VI lui-même poursuit : « Oui, elle est toujours indispensable, la prédication, cette proclamation verbale d’un message […] La parole reste toujours actuelle, surtout lorsqu’elle est porteuse de la puissance de Dieu. C’est pourquoi reste lui aussi d’actualité l’axiome de saint Paul : “La foi vient de ce qu’on entend” (Rm 10, 17) : c’est la Parole entendue qui conduit à croire » (ibid., n. 42).

Par conséquent, l’exemple de la vie chrétienne et l’annonce du Christ vont ensemble dans l’évangélisation. L’un sert l’autre. Ce sont les deux poumons avec lesquels toute communauté doit respirer pour être missionnaire. Ce témoignage complet, cohérent et joyeux du Christ sera certainement la force d’attraction pour la croissance de l’Église également au troisième millénaire. J’exhorte donc chacun à retrouver le courage, la franchise, cette parrhésie des premiers chrétiens, pour témoigner du Christ en paroles et en actes, dans tous les domaines de la vie.

2. « Jusqu’aux extrémités de la terre » – L’actualité perpétuelle d’une mission d’évangélisation universelle

En exhortant les disciples à être ses témoins, le Seigneur ressuscité, leur dit là où ils sont envoyés : « A Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Le caractère universel de la mission des disciples apparaît clairement ici. Le mouvement géographique “centrifuge” est mis en évidence, presque en cercles concentriques, de Jérusalem considérée par la tradition juive comme le centre du monde, à la Judée et la Samarie, et jusqu’aux « les extrémités de la terre ». Ils ne sont pas envoyés pour faire du prosélytisme mais pour annoncer.

Le chrétien ne fait pas de prosélytisme. Les Actes des Apôtres nous racontent ce mouvement missionnaire : ils nous donnent une belle image de l’Église “en sortie” pour accomplir sa vocation de témoigner du Christ Seigneur, guidée par la Providence divine dans les circonstances concrètes de la vie. En effet, les premiers chrétiens sont persécutés à Jérusalem et c’est pourquoi ils sont dispersés en Judée et en Samarie et ont partout témoigné du Christ (cf. Ac 8, 1.4).

Quelque chose de similaire se produit encore à notre époque. En raison des persécutions religieuses et des situations de guerre et de violence, de nombreux chrétiens sont contraints de fuir leur terre pour se rendre dans d’autres pays. Nous sommes reconnaissants envers ces frères et sœurs qui ne s’enferment pas dans leur souffrance, mais témoignent du Christ et de l’amour de Dieu dans les pays qui les accueillent. C’est ce à quoi saint Paul VI les exhortait à faire lorsqu’il considérait la « responsabilité qui revient aux migrants dans les pays qui les reçoivent » (Evangelii nuntiandi, n. 21).

En effet, nous expérimentons de plus en plus comment la présence de fidèles de diverses nationalités enrichit le visage des paroisses et les rend plus universelles, plus catholiques. Par conséquent, la pastorale des migrants est une activité missionnaire à ne pas négliger, elle peut aider aussi les fidèles locaux à redécouvrir la joie de la foi chrétienne qu’ils ont reçue.

L’indication « jusqu’aux extrémités de la terre » interpellera les disciples de Jésus à toutes les époques et les poussera à aller au-delà des lieux habituels pour lui rendre témoignage. Malgré toutes les facilités dues aux progrès de la modernité, il existe encore aujourd’hui des zones géographiques où les missionnaires témoins du Christ ne sont pas encore arrivés avec la Bonne Nouvelle de son amour.

D’autre part, aucune réalité humaine ne devrait être étrangère à l’attention des disciples du Christ dans leur mission. L’Église du Christ a été, est et sera toujours “en sortie” vers de nouveaux horizons géographiques, sociaux et existentiels, vers des lieux et des situations humaines “limites”, afin de témoigner du Christ et de son amour à tous les hommes et toutes les femmes de tout peuple, de toute culture et de tout statut social. En ce sens, la mission sera toujours aussi missio ad gentes, comme nous l’a enseigné le Concile Vatican II, car l’Église devra toujours aller au-delà, au-delà de ses propres limites, pour témoigner de l’amour du Christ à tous. À cet égard, je voudrais rappeler le souvenir et remercier les nombreux missionnaires qui ont dépensé leur vie pour aller “au-delà”, en incarnant la charité du Christ envers les nombreux frères et sœurs qu’ils ont rencontrés.

3. « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous » – Laissez-vous toujours fortifier et guider par l’Esprit

En annonçant aux disciples leur mission d’être ses témoins, le Christ ressuscité promet également la grâce pour une si grande responsabilité : « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins » (Ac 1, 8). En effet, selon le récit des Actes des Apôtres, c’est précisément après la descente de l’Esprit Saint sur les disciples de Jésus qu’a lieu la première action de témoignage au Christ mort et ressuscité, avec une proclamation kérygmatique, le discours missionnaire de saint Pierre aux habitants de Jérusalem. Ainsi commence l’ère de l’évangélisation du monde par les disciples de Jésus, qui étaient avant faibles, craintifs et fermés. L’Esprit Saint les a fortifiés, leur a donné le courage et la sagesse de témoigner du Christ devant tout le monde.

Tout comme « personne n’est capable de dire : “Jésus est Seigneur” sinon dans l’Esprit Saint » (1 Co 12, 3), de même aucun chrétien ne peut rendre un témoignage complet et authentique au Christ Seigneur sans l’inspiration et l’aide de l’Esprit. Par conséquent, tout disciple missionnaire du Christ est appelé à reconnaître l’importance fondamentale de l’action de l’Esprit, à vivre avec lui dans la vie quotidienne et recevoir sans cesse de sa part force et inspiration.

Plus encore, au moment où nous nous sentons fatigués, démotivés, perdus, rappelons-nous de nous tourner vers l’Esprit Saint dans la prière, qui – je tiens à le souligner une fois de plus – a un rôle fondamental dans la vie missionnaire, pour nous laisser restaurer et fortifier par lui, source divine inépuisable des énergies nouvelles et de la joie de partager la vie du Christ avec les autres. « Recevoir la joie de l’Esprit est une grâce. Elle est la seule force que nous puissions avoir pour prêcher l’Évangile, pour professer la foi au Seigneur » (Message aux Œuvres Pontificales Missionnaires, 21 mai 2020). L’Esprit est donc le véritable protagoniste de la mission : c’est lui qui donne la parole juste, au bon moment et de juste manière.

C’est à la lumière de l’action de l’Esprit Saint que nous voulons aussi lire les anniversaires missionnaires de cette année 2022. L’institution de la Congrégation de la Propaganda Fide, en 1622, était motivée par le désir de promouvoir le mandat missionnaire sur de nouveaux territoires. Une intuition providentielle ! La Congrégation s’est avérée cruciale pour rendre la mission évangélisatrice de l’Église véritablement telle, c’est-à-dire indépendante de l’ingérence des pouvoirs du monde, afin d’établir ces Églises locales qui font preuve d’une telle vigueur aujourd’hui. Nous espérons que, comme au cours des quatre siècles passés, la Congrégation, avec la lumière et la force de l’Esprit, poursuivra et intensifiera son travail de coordination, d’organisation et d’animation des activités missionnaires de l’Église.

Le même Esprit, qui guide l’Église universelle, inspire également des hommes et des femmes simples pour des missions extraordinaires. C’est ainsi qu’une jeune fille Française, Pauline Jaricot, fonda l’Œuvre pour la Propagation de la Foi, il y a exactement 200 ans. Sa béatification sera célébrée en cette année jubilaire. Bien que ce fut dans des conditions précaires, elle accepta l’inspiration de Dieu pour mettre en place un réseau de prières et de collectes pour les missionnaires, afin que les fidèles puissent participer activement à la mission « jusqu’aux extrémités de la terre ». De cette idée géniale est née la Journée Mondiale des Missions, que nous célébrons chaque année, et dont la collecte dans toutes les communautés est destinée au fonds universel avec lequel le Pape soutient l’activité missionnaire.

Dans ce contexte, je rappelle également l’évêque français Charles de Forbin-Janson qui lança l’Œuvre de la Sainte Enfance afin de promouvoir la mission parmi les enfants avec la devise “les enfants évangélisent les enfants, les enfants prient pour les enfants, les enfants aident les enfants dans le monde entier” ; de même Mme Jeanne Bigard, qui donna naissance à l’Œuvre de Saint Pierre Apôtre pour le soutien des séminaristes et des prêtres en terre de mission. Ces trois Œuvres missionnaires ont été reconnues comme pontificales il y a juste cent ans.

Et c’est également sous l’inspiration et la direction de l’Esprit Saint que le bienheureux Paolo Manna, né il y a 150 ans, fonda l’actuelle Union Pontificale Missionnaire pour sensibiliser et encourager à la mission les prêtres, les religieux et religieuses et tout le peuple de Dieu. Paul VI lui-même fut membre de cette œuvre et lui conféra une reconnaissance pontificale. Je mentionne ces quatre Œuvres Pontificales Missionnaires pour leurs grands mérites historiques et aussi pour vous inviter à vous réjouir avec elles en cette année spéciale pour leurs activités de soutien à la mission évangélisatrice dans l’Église universelle et dans les Églises locales. Je forme le vœu que les Églises locales trouveront dans ces Œuvres un instrument solide pour nourrir l’esprit missionnaire dans le Peuple de Dieu. Pour en savoir plus >>

Chers frères et sœurs, je continue à rêver d’une Église entièrement missionnaire et d’un nouveau printemps missionnaire des communautés chrétiennes. Et je répète le souhait de Moïse pour le peuple de Dieu en chemin : « Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! » (Nb 11, 29). Oui, puissions-nous tous, dans l’Église, être ce que nous sommes déjà en vertu de notre baptême : des prophètes, des témoins, des missionnaires du Seigneur ! Avec la puissance de l’Esprit Saint, et jusqu’aux extrémités de la terre. O Marie, Reine des Missions, priez pour nous !

Rome, Saint Jean de Latran, 6 janvier 2022, Épiphanie du Seigneur.

François

Copyright © Traduction Dicastère pour la Communication, Librairie éditrice vaticane

QUE PEUT-ON RETENIR DU ROSAIRE ?

Qu’est-ce que la prière du rosaire ?
Il s’agit d’une prière récitée en quatre chapelets (initialement 3 provenant du psautier de Marie, le quatrième a été ajouté en 2002 par le pape Jean Paul II avec l’adjonction des mystères lumineux). Le rosaire nous permet de revenir sur les grands événements de la vie du Christ (appelés mystères) et de les accueillir dans notre cœur, comme le fit sa sainte mère. En se laissant pénétrer par ceux-ci, avec l’intercession de la Vierge Marie, nous demandons au Seigneur de laisser éclore en nous les fruits de ces mystères.

Cette prière est donc un mélange d’oraison (récitation des prières) et de méditation (contemplation des mystères).

Au-delà du rosaire médité, il est possible de porter une intention particulière à la récitation du rosaire ; nous pouvons ainsi faire un rosaire pour la paix, un rosaire pour les âmes du purgatoire, un rosaire pour les vocations …

Quand réciter le rosaire ?
Si nous pouvons, bien sûr, réciter le rosaire quand nous le voulons, nous n’avons pas toujours le temps de réciter cette belle et longue prière dans son intégralité. Les différentes catégories de mystères correspondent à des jours distincts de la semaine, il est donc possible de décider de méditer les mystères du jour simplement :

Mystères joyeux : lundi et samedi (ainsi que les dimanches de l’Avent)

Mystères lumineux : jeudi

Mystères douloureux : mardi et vendredi (ainsi que les dimanches du Carême)

Mystères glorieux : mercredi et dimanche

Il s’agit d’une répartition qui peut nous aider à entrer dans une pratique régulière du rosaire ; la régularité des méditations d’un mystère permettant de s’en nourrir toujours davantage. Nous n’avons jamais fini de faire le tour d’un mystère ! Mais nous pouvons également laisser l’Esprit Saint nous guider sur le choix des mystères que nous allons méditer.

Le mois d’octobre est traditionnellement le mois du rosaire ; nous fêtons d’ailleurs le 7 octobre Notre Dame du Rosaire.

Pourquoi réciter le Rosaire ?
Une prière pour apprendre à contempler le Christ et cheminer vers la sainteté
« Le rosaire est la prière qui accompagne toujours ma vie. C’est aussi la prière des simples et des saints… C’est la prière de mon cœur. » (Pape François)

« Et il fut transfiguré devant eux : son visage devint brillant comme le soleil » (Mt 17, 2). L’épisode évangélique de la transfiguration du Christ, dans lequel les trois Apôtres Pierre, Jacques et Jean apparaissent comme ravis par la beauté du Rédempteur, peut être considéré comme icône de la contemplation chrétienne. Fixer les yeux sur le visage du Christ, en reconnaître le mystère dans le chemin ordinaire et douloureux de son humanité, jusqu’à en percevoir la splendeur divine définitivement manifestée dans le Ressuscité glorifié à la droite du Père, tel est le devoir de tout disciple du Christ; c’est donc aussi notre devoir. En contemplant ce visage, nous nous préparons à accueillir le mystère de la vie trinitaire, pour faire l’expérience toujours nouvelle de l’amour du Père et pour jouir de la joie de l’Esprit Saint. Se réalise ainsi pour nous la parole de saint Paul : « Nous reflétons tous la gloire du Seigneur, et nous sommes transfigurés en son image, avec une gloire de plus en plus grande, par l’action du Seigneur qui est Esprit » (2 Co 3, 18). » (Jean-Paul II)

« Le rosaire nous permet de contempler la vie du Christ et les moments les plus importants liés à la vie de sa Mère. C’est un merveilleux album de famille. Il passe de la joie la souffrance et se termine par une lumière éblouissante : la Résurrection. » (Père Guy Gilbert)

Une prière qui apporte la paix
« La paix, au sens humain et chrétien, cela veut dire la pénétration dans les âmes du sens de la vérité, de la justice, de la parfaite fraternité entre les peuples, qui dissipe tout danger de discorde et de confusion, qui oriente les volontés de tous et de chacun vers la doctrine évangélique, vers la contemplation des mystères et des exemples de Jésus et de Marie, devenus familiers à la dévotion universelle, vers l’effort de chaque âme, de toutes les âmes, pour pratiquer parfaitement la loi sainte, cette loi qui, en réglant l’intimité des cœurs, rectifie les actions de chacun, les fait tendre à Accomplissement de la paix chrétienne, délice de la vie humaine, avant-goût des joies sans ombre et éternelles. » (Jean XXIII)

« Si vous voulez que la paix règne dans vos familles et dans votre patrie, récitez tous les jours le chapelet avec les vôtres : le Rosaire est le parfait résumé de l’Évangile et il donne la paix à tous ceux qui le récitent… Aimez le Rosaire, récitez-le tous les jours. » (saint Pie X)

Qui était Saint François d’Assise?


Né en 1182 à Assise, en Italie centrale, Giovanni di Pietro Bernardone est fils de Pietro di Bernardone di Moriconi et de Dona Joanna Pica de Bourlémont. Ainé d’une friterie de sept enfants, il devient chevalier et mène une vie assez dissolue. Participant à la guerre entre Assise et Pérouse, il est fait prisonnier. Plus tard, parti pour une autre guerre, il entend une voix lui dire: « Pourquoi sers-tu le serviteur et non le maître? » C’est pour lui le début d’une nouvelle existence, le début d’une intense introspection qui le mènera à la conversion.

Une fois rentré à Assise, son regard se transforme et s’attache au sort des pauvres. Dans la chapelle de Saint Damien, il entend le grand crucifix lui dire: « Répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines ». Le voilà transformé en maçon. Pour réparer la chapelle, il dépense l’argent de son père qui l’assigne devant l’évêque. Il renonce alors à son héritage et rend jusqu’à ses vêtements à son père sur la place publique, en déclarant qu’il n’a d’autre père que celui qui est aux cieux.

Un matin, il entend l’évangile de l’envoi en mission des disciples et décide de l’appliquer à la lettre. Il parcourt la campagne se consacrant à la prédication. Saint François suit Jésus en gagnant son pain par le travail manuel ou l’aumône. Il change son habit d’ermite pour une tunique simple. La corde remplace sa ceinture de cuir. Il tient aussi beaucoup à son Tau. Dans cet article, Aleteia raconte ce que sont devenues ses reliques (missel, tuniques, manteau, ceinture, pantoufles, le bréviaire, coussin, livre de prières et bien sûr les restes osseux).

Création de l’ordre franciscain
Des compagnons lui viennent. Ensemble, ils célèbrent et chantent la création et le respect de l’autre, aussi petit soit-il. Saint François d’Assise leur rédige une Règle faite de passages d’Évangile. En 1209, le pape Innocent III valide verbalement là Rome la première règle rédigée par François régissant la fraternité naissante. En 1212, saint François accueille parmi les siens Claire Offreduccio, future sainte Claire d’Assise. Ensemble, ils fondent l’Ordre des pauvres dames appelées plus tard « sœurs Clarisses » en référence à leur sainte patronne. Pour les laïcs, il fonde un troisième Ordre, appelé aujourd’hui « la Fraternité séculière. » Après sa rencontre avec le sultan à Damiette, il trouve l’Ordre en grandes difficultés d’unité. Il rédige donc la nouvelle Règle officielle qu’il veut donner à l’ordre.

En août 1224, François se retire avec quelques frères au monastère de l’Alverne où il reçoit les stigmates du Christ en croix. Il se réfugie ensuite dans une hutte près de la chapelle San Damiano et y compose son « Cantique des Créatures ». Saint François meurt le 3 octobre 1226 en laissant un testament où il professe son attachement à la pauvreté évangélique et à la Règle. Il est canonisé le 16 juillet 1228 par le pape Grégoire IX.

Une source d’inspiration
L’Église a reconnu plus de quarante miracles attribués à saint François d’Assise (1181-1226). Celui qui voyait Dieu en tout a inspiré de nombreux artistes : des poètes comme Dante, des peintres comme Fra Angelico, Rubens, Le Greco, des cinéastes tels que Rossellini ou encore Pasolini, des musiciens comme Olivier Messiæn, dont l’avant-dernière création musicale avant sa mort en 1992 est intitulé « François d’Assise ». Giotto di Bondone, le grand précurseur de la renaissance italienne, a même peint une fresque sur la vie du saint. Elle est située dans la basilique construite à Assise autour de son tombeau.

Modèle d’humble radicalité évangélique, c’est sous son patronage que s’est placé le pape François au soir de son élection. Et c’est aussi le jour de sa fête, le 4 octobre 2020, que le saint pontife a décidé de signer sa troisième encyclique « Fratelli tutti » à Assise.

Sa spiritualité de l’émerveillement et de la louange, de l’éblouissement devant Dieu et la beauté de sa création parle aussi à de nombreux contemporains. Ces perles de sagesse de saint François d’Assise sont d’ailleurs d’une actualité étonnante.

Marcher dans les pas de saint François d’Assise
Saint François est un saint extrêmement populaire. Nombreux sont ceux qui font des pèlerinages sur ses traces et visitent les sanctuaires marqués par sa présence. Il aide à persévérer dans la foi malgré les doutes et les faiblesses. C’est aussi grâce à lui qu’on peut apprendre à ne pas tourner le dos au Seigneur dans les moments les plus difficiles ou à être un vrai minimaliste. Auteur de nombreuses prières comme celle pour répondre à sa vocation, on lui attribue parfois aussi celles qu’il n’a jamais signé.

Saint François est connu pour être l’ami de la nature et des animaux. Mais peu de gens savent qu’il a est également « patron céleste des écologistes ». C’est le 29 novembre 1979 que Jean Paul II, par une « bulle » spéciale, a fait du saint d’Assise le « Patron des écologistes ».

Cliquez pour 👉 : Réciter cette prière inédite de saint François d’Assise

Sourcae: ALETEIA

LE DIRECTEUR NATIONAL DES OPM À L’OUVERTURE DU CONSEIL NATIONAL


Le Directeur National des OPM au Bénin, Père Cosme Tayéwo ADJOMALE, a lancé le mardi 13 septembre 2022 le conseil annuel national des OPM à l’Ombre du Sanctuaire à Dassa. Venus de tous les diocèses du Bénin, les directeurs diocésains et aumôniers de l’Enfance Missionnaire de chaque diocèse ont été accueillis chaleureusement par le Directeur National : « Le Seigneur par ma voix vous accueille ; voix que je prête, volontiers, à Mgr Giampietro dal TOSO, Président des OPM, aux Secrétaires généraux des quatre Œuvres qui composent les Œuvres Pontificales Missionnaires, (et de façon toute particulière à notre Père Monsignor Guy BOGNON, Secrétaire général de l’Œuvre Pontificale de saint Pierre Apôtre), il est de cœur avec nous et salue chacun. Avec la grâce de Dieu, il pourra nous saluer et nous parler sur visio-conférence… »
Ce Conseil national s’ouvre au lendemain des 161 ans de l’évangélisation continue de notre pays par les valeureux et vaillants Pères de la Société des Missions Africaines, fondée à Lyon le 08 décembre 1856 dans la chapelle de Fourvière à l’intuition providentielle et prophétique de Mgr Melchior de Marion Brésillac (1813-1859). Mais c’est aux Pères Borghero Francesco et Francisco FRENANDEZ que reviendra la lourde mission d’évangéliser le Dahomey à partir du 18 avril 1861. Déjà, cette même chapelle de ND de Fourvière à Lyon va accueillir dès 1816 la consécration à la chasteté perpétuelle de la Mère des Missions, béatifiée le 22 mai dernier, Pauline Jaricot, fondatrice de la Propagation de la foi en 1822, il y a deux cents ans.
Durant cette assemblée, le Conseil aura à aborder des sous-thèmes suivant :
-La Mission hier et aujourd’hui en l’année des 200 ans de la Propagation de la Foi par la Bienheureuse Pauline Jaricot.
-Le profil du directeur diocésain organisateur et promoteur de la pastorale missionnaire dans son diocèse (la question du rapport annuel obligatoire de la part de chaque directeur diocésain, selon les statuts des OPM ne sera pas occultée)

  • Le sens du Mois missionnaire d’octobre et du fonds universel de solidarité (Une évaluation de la collecte des dons ‘Enveloppes sous de Pauline’ nous sera faite avec réflexions sur comment améliorer cette collecte qui appuie fortement les quêtes impérées et aide dans les animations et les matériels pour la mission)
    -Le visage actuel de l’Œuvre Pontificale de Saint Pierre Apôtre au Bénin, avec visite dans le séminaire propédeutique SMA de Tankossi demain 14 septembre, Croix Glorieuse,
    -Présentation du Manuel de l’Animateur de l’Enfance missionnaire et réflexions sur l’organisation du jubilé des 180 ans de la fondation de l’Enfance Missionnaire (1843-2023) puis quelques expériences pastorales missionnaires seront au menu de nos travaux.
    -les kits pour le mois missionnaire et les recommandations.
    Rappelons que le thème principal de cette assise est ““SOYONS DES PROPAGATEURS DE LA FOI AVEC LA MERE DES MISSIONS, LA BIENHEUREUSE PAULINE JARICOT”
    Avant de lancer officiellement le conseil, le Père Directeur a fait le bilan de l’année écoulée :
    -l’ouverture des jubilés à Grand-Popo le 15 janvier dernier (400 ans de la fondation de la Propaganda Fide-1622-2022), merci de votre présence effective et des délégations de vos diocèses à cette fête de la mission inaugurée dans la série en Afrique par notre pays, merci à Nosseigneurs le Nonce apostolique Mark MILES, Victor AGBANOU, Aristide GONSALLO, pour leur présence, aux Pères Antoine GOSSA et Jean-Claude KPATI et au curé du lieu le Père Antoine DJOSSOU je dis ma gratitude,
    -le 150ème anniversaire de naissance du Père Paolo Manna, (1872-2022) fondateur de l’Union Pontificale Missionnaire, UPM couplé avec le centenaire de l’attribution du titre Pontifical par le Pape Pie XI aux trois premières Œuvres (1922-2022), célébrés à la cathédrale Saint Sauveur de Natitingou, merci à l’abbé Axel qui nous a accueillis,nous le chargeons d’exprimer notre reconnaissance filiale à Mgr Antoine SABI BIO,
    -le bicentenaire de la fondation de l’Œuvre de la Propagation de la foi par Pauline Jaricot (1822-2022), célébré au centre catéchétique de Ouidah, le 11 juin, gratitude à Son Excellence Mgr Roger HOUNGBEDJI, aux Pères Charles ALLABI, Alain DOSSEH, Georges ADEYE et Marius NOUGBODE, pour leur accueil au nom de la commission diocésaine des OPM.
    Il a rappelé que « le Conseil national, qui s’ouvre, va ouvrir les portes à l’application des textes fondateurs des OPM en ceci :
    -le chargé de communication mettra sur notre forum au quotidien un article des Statuts et du Manuel des OPM,
    -la dénomination des chargés de l’Enfance Missionnaire, appelés jusqu’ici aumôniers de l’Enfance missionnaire ou bien responsables de l’Enfance missionnaire ou encore référents de l’Enfance missionnaire, changera conformément aux statuts,
    -l’accréditation comme membre du Conseil national dépend de la présentation au Directeur national du décret de nomination venant de l’évêque de l’intéressé, pour la tenue des archives, chose fortement recommandée désormais par Rome,
    -la rédaction en cours par le Directeur national des statuts particuliers du Bénin, une des résolutions de l’Assemblée générale des OPM à Lyon, (en voici le schéma de base proposé pour chaque nation par le Président des OPM), avec approbation de l’épiscopat local,
    -le rapport annuel obligatoire de la part de chaque Directeur diocésain et de son équipe (entendez ici son chargé de l’Enfance missionnaire et des autres collaborateurs), donc rapport conjoint des activités ; nous y reviendrons en ce qui concerne le délai du dépôt de ce rapport, (en voici un exemplaire des années 2013-2014)
    -la constitution dans chaque diocèse par le Directeur diocésain d’un Service Missionnaire Central Diocésain (SMDC) incluant selon le Manuel les représentants des groupes clés, d’organisations et d’autres services cités plus haut (Manuel 73 contact permanent avec les curés, aide de l’équipe du séminaire diocésain et des étudiants, des groupes apostoliques, en particulier des groupes des jeunes, des groupes vocationnels, les services diocésains pour l’éducation religieuse et catéchétique…), ainsi que des laïcs motivés et actifs en faveur des OPM, afin, qu’ils l’assistent dans son travail d’animation et de coopération (Cf. St. n : 6,7) »
    Il n’a pas oublié de saluer la Conférence épiscopale, l’évêque du diocèse, Monseigneur François GNONHOSSOU et l’évêque chargé des missions, Monseigneur Aristide GONSALLO.

Chronique 08 : Le pèlerinage, une source d’abondantes grâces

Téléchargeable gratuitement

Source :

Conférence Épiscopale du Bénin

Bien-aimés dans le Seigneur,

Paix et joie à vous de la part de Jésus Christ, notre Unique Sauveur !

Le pèlerinage est un voyage personnel ou collectif vers un lieu saint pour des motivations d’ordre spirituel. Tout comme le jeûne et la prière, il demeure une activité commune aux grandes religions du monde. Dans l’Ancien Testament, on notait déjà des pèlerinages vers plusieurs sanctuaires et vers la ville de Jérusalem. Les traces de ces pèlerinages demeurent sans conteste les psaumes (Psaumes 120-134) appelés Cantiques des Montées qui évoquent la joie du pèlerin parvenu aux portes de Jérusalem : « Quelle joie quand on m’a dit : allons à la maison du Seigneur ! Voici que nos pas s’arrêtent  devant tes portes, Jérusalem/ » (Ps 121, 1-2).

Dès les premiers siècles de l’Eglise, les fidèles avaient déjà l’habitude d’accourir vers les lieux saints. Mais il faut attendre le Moyen-âge pour que le pèlerinage chrétien prenne tout son essor : Jérusalem, Rome, Saint-Jacques-de-Compostelle étaient régulièrement pris d’assaut par les pèlerins. De nos jours, il faudrait ajouter à ces lieux classiques Lourdes, Fatima et une multitude de sanctuaires à travers le monde, dont Notre Dame d’Arigbo de Dassa depuis 1954 qui accueillera ce week-end des milliers de pèlerins du Bénin mais aussi de plusieurs autres pays. L’occasion est heureuse pour réfléchir sur le pèlerinage.

S’il  évoque l’idée de « marcher à travers les champs »,  de « devenir étranger », le pèlerinage constitue un temps de mise en route tout comme le Christ et ses Apôtres, un moment privilégié de remise en cause, de prise de distance par rapport aux préoccupations ordinaires, d’intériorisation et d’écoute de l’Esprit pour vivre sa foi en communion avec des frères et sœurs. Il convient de rappeler que le pèlerinage aux premiers temps de l’Eglise consistait essentiellement dans la marche sur une distance plus ou moins longue et cristallisait en définitive la vie chrétienne. En effet, le chrétien est un pèlerin sur terre ;  sa maison n’est pas ici-bas. Il est en route vers un monde nouveau, la Cité sainte, la Jérusalem nouvelle. Les immanquables désagréments que rencontre tout pèlerin symbolisent les épreuves de la vie que doit traverser le chrétien pour entrer dans le Royaume de Dieu.

Bien préparé en amont par la prière, le jeûne et la réception du sacrement de la réconciliation et bien vécu sur les lieux, le pèlerinage permet l’obtention de multiples grâces de renouvellement de soi, de pardon des péchés, de conversion personnelle, de guérisons physiques et spirituelles. Eu égard à tous les bienfaits spirituels liés au pèlerinage, le chrétien doit l’inscrire dans sa vie spirituelle et le vivre dès que possible.

C’est Marie appelée sous le vocable de Notre Dame d’Arigbo, qui  nous attend ce week-end à Dassa pour nous combler de grâces en nous couvrant de son manteau maternel et en portant à Jésus son Fils nos soucis et nos peines pour que le vin ne manque jamais aux noces de notre vie. Et pour finir, je vous propose le texte intitulé «  Je marcherai » de Jean Débruynne, un prêtre français :

« Je marcherai sous le soleil trop lourd, sous la pluie à verse ou dans la tornade.

En marchant, le soleil réchauffera mon cœur de pierre ;

la pluie fera de mes déserts un jardin.

À force d’user mes chaussures, j’userai mes habitudes. « 

Je marcherai et ma marche sera démarche. « 

J’irais moins au bout de la route qu’au bout de moi-même. Je serai pèlerin.

Je ne partirai pas seulement en voyage.

Je deviendrai moi-même un voyage, un pèlerinage. »

Bon repos en Dieu à tous et à chacun !

A jeudi prochain si Dieu le veut !

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