COURRIEL-TESTAMENT DE MONSEIGNEUR PAUL VIEIRA AUX OPM AU BÉNIN

Courriel Testament de Monseigneur Paul VIEIRA aux OPM BÉNINr

Tanguiéta, le 17 janvier 2019

Cher Père Cosme,

Je passe par ce message pour vous assurer notre proximité car j’ai commencé à devenir inquiet. Tu as dû savoir que depuis le 10 janvier, je suis hospitalisé à Tanguiéta. Or combien j’ai désiré et souhaité cette rencontre des responsables des OPM !
Mon souhait, c’est qu’elle se déroule, même en mon absence et je pense qu’elle va bien se dérouler. 
Je voudrais d’abord saluer tout le monde (…)
Je sais que le Père Jacques AGOSSOU, pour son amour pour les OPM, fera tout pour être présent. Je compte sur sa présence parce que c’est au bout de la vieille corde qu’on tresse la nouvelle. Son intervention sera de lumière. J’accueille tous les autres directeurs diocésains. Je leur souhaite beaucoup de courage et de persévérance.
Si j’avais des choses à dire, c’était de te féliciter toi-même d’abord pour le programme établi. L’insistance sur les quatre œuvres ! Il nous faut y revenir. Les OPM, ce n’est pas seulement l’Enfance Missionnaire. Il y a quatre œuvres, et nous devons revenir à l’habitude de les faire connaître. Dans le passé, on l’a fait, et puis on a laissé cela s’endormir. Les faire connaître, sensibiliser chaque diocèse à ces œuvres et voir comment dans chaque diocèse, on peut faire vivre les œuvres.
Je te félicite aussi pour cette volonté de créer des sous-commissions. Je te parle ici de mémoire: ces sous-commissions ont existé ! Le Père GNITONA Didier pourrait vous dire comment il avait organisé cela. Cela marchait très bien. 
Troisième chose, nos diocèses ne participent pas assez à la collecte pour les OPM parce que nous nous y prenons tard. Alors, à chaque diocèse, sous l’inspiration de la rencontre nationale, de voir comment il peut s’organiser pour que les quêtes impérées ne nous surprennent pas. Je voudrais que notre rencontre nationale à Porto-Novo, au Siège, nous rappelle que nous sommes d’une même famille et devons cheminer d’un même esprit, d’un même pas. Nous pouvons réussir. Cela m’amène à suggérer que les directeurs diocésains créent entre eux une certaine amitié. Qu’ils puissent se rendre visite. Que d’un diocèse à l’autre, le directeur diocésain puisse participer à un événement missionnaire diocésain. Je crois que ce serait vraiment bien.
Pourquoi ne pas célébrer les événements missionnaires interdiocésains ? Nous faisons bien les choses chacun dans son coin. Mais l’Eglise est plus que ça. Je vous souhaite beaucoup de courage (…)
N’ayez pas peur !
Que le Seigneur vous bénisse. Je vous demande de beaucoup prier pour moi. Voilà mes frères !
Vive la mission !

+ Paul VIEIRA,

Evêque de Djougou