HISTOIRE DES SAINTS CHARLES LWANGA ET SES 21 COMPAGNONS MARTYRS EN OUGANDA

Saint Charles Lwanga et ses compagnons sont les plus célèbres martyrs de l’Ouganda, catholiques et anglicans, victimes en 1886, des persécutions perpétrées à cette époque dans le pays contre les chrétiens. L’Eglise les célèbre le jour où ils furent brûlés vifs sur la colline de Namugongo. 

Histoire

Ces Saints habitaient une contrée au milieu de l’Afrique, appelée Ouganda. Personne n’y avait jamais prononcé le nom de Dieu et le démon y régnait par l’esclavage, la sorcellerie et le cannibalisme. Deux Pères Blancs, le P. Lourdel et le P. Livinhac débarquèrent un jour chez ces pauvres indigènes. Ils se présentèrent aussitôt au roi Mutesa qui les accueillit pacifiquement et leur accorda droit de cité.

Les dévoués missionnaires se faisaient tout à tous en rendant tous les services possibles. Sept mois à peine après l’ouverture du catéchuménat, ils désignaient quelques sujets dignes d’être préparés au baptême. Le roi Mutesa s’intéressait à ce que prêchait les Pères, mais leur prédication alluma bientôt la colère des sorciers jaloux et des Arabes qui pratiquaient le commerce des Noirs.

Pressentant la persécution, les Pères Lourdel et Livinhac baptisèrent les indigènes déjà préparés et se retirèrent au sud du lac Victoria avec quelques jeunes Noirs qu’ils avaient rachetés. Comme la variole décimait la population de cette contrée, les missionnaires baptisèrent un grand nombre d’enfants près de mourir.

Après trois ans d’exil, le roi Mutesa vint à mourir. Son fils Mwanga, favorable à la nouvelle religion, rappela les Pères Blancs au pays. Le 12 juillet 1885, la population ougandaise qui n’avait rien oublié des multiples bienfaits des missionnaires, accueillait triomphalement les Pères Lourdel et Livinhac. Les Noirs qu’ils avaient baptisés avant de partir, en avaient baptisé d’autres; l’apostolat s’avérait florissant. Le ministre du nouveau roi prit ombrage du succès des chrétiens, surtout du chef des pages, Joseph Mukasa, qui combattait leur immoralité.

Ami et confident du roi, supérieurement doué, il aurait pu devenir le second personnage du royaume, mais sa seule ambition était de réaliser en lui et autour de lui, les enseignements du Christ. Le ministre persuada le jeune roi que les chrétiens voulaient s’emparer de son trône; les sorciers insistaient pour que les prétendus conspirateurs soient promptement punis de mort. Mwanga céda à ces fausses accusations et fit brûler Joseph Mukasa, le 15 novembre 1885.

«Quand j’aurai tué celui-là, dit le tyran, tous les autres auront peur et abandonneront la religion des Pères.» Contrairement à ces prévisions, les conversions ne cessèrent de se multiplier. La nuit qui suivit le martyre de Joseph, douze catéchumènes sollicitèrent la grâce du baptême. Cent cinq autres catéchumènes furent baptisés dans la semaine qui suivit la mort de Joseph, parmi lesquels figuraient onze des futurs martyrs.

Le 25 mai 1886, six mois après l’odieux meurtre de Joseph, le roi revenant de chasse fit appeler un de ses pages, nommé Denis, âgé de quatorze ans. En l’interrogeant, Mwanga apprit qu’il étudiait le catéchisme avec Muwafu, un jeune baptisé. Transporté de rage, il l’égorgea avec sa lance empoisonnée. Les bourreaux l’achevèrent le lendemain matin, 26 mai, jour où le despote déclara officiellement la persécution ouverte contre les chrétiens.

Le même jour, Mwanga fit mutiler et torturer le jeune Honorat, mit la congue au cou à un néophyte appelé Jacques qui avait essayé autrefois de le convertir à la religion chrétienne. Ensuite, il fit assembler tous les pages chrétiens et ordonna qu’on les amena pour être brûlés vifs sur le bûcher de Namugongo. Jacques périt sur ce bûcher en compagnie des autres martyrs, le 3 juin 1886, fête de l’Ascension.

«On avait lié ensemble les jeunes de 18 à 25 ans, écrira le Père Lourdel; les enfants étaient également liés, et si étroitement serrés les uns près des autres qu’ils ne pouvaient marcher sans se heurter un peu. Je vis le petit Kizito rire de cette bousculade comme s’il eût été en train de jouer avec ses compagnons.» Ils sont en tout quinze catholiques. Trois seront graciés à la dernière minute. On compte officiellement vingt-deux martyrs catholiques canonisés dont le martyre s’échelonne de l’année 1885 à 1887.

Le groupe des condamnés marchait vers le lieu de leur supplice, lorsqu’ils rencontrèrent un Noir nommé Pontien. «Tu sais prier?» questionna le bourreau; sur la réponse affirmative de Pontien, le bourreau lui trancha la tête d’un coup de lance. C’était le 26 mai 1886. Le soir venu, on immobilisa les martyrs dans une cangue et on ramena de force à la maison, le fils du bourreau, au nombre des victimes. Après une longue marche exténuante, doublée de mauvais traitements, les captifs arrivèrent, le 27 mai, à Namugongo. Les bourreaux, au nombre d’une centaine, répartirent les prisonniers entre eux.

Les cruels exécuteurs travailleront jusqu’au 3 juin afin de rassembler tout le bois nécessaire au bûcher. Les prisonniers doivent donc attendre six longues journées de privations et de souffrances, nuits de froid et d’insomnie, mais plus encore d’ardentes prières, avant que la mort ne vienne couronner leur héroïque combat. Le martèlement frénétique des tam-tams qui se fit entendre toute la nuit du 2 juin indiqua aux martyrs qui languissaient, garottés dans des huttes, que l’immense brasier de leur suprême holocauste s’allumerait très bientôt.

Charles Lwanga, magnifique athlète d’une vigueur peu commune, à qui le roi avait confié un groupe de pages auxquels il avait enseigné le catéchisme en cachette, fut séparé de ses compagnons afin d’être brûlé à part, d’une manière particulièrement atroce. Le bourreau alluma les branchages de manière à ne brûler d’abord que les pieds de sa victime. «Tu me brûles, dit Charles, mais c’est comme si tu versais de l’eau pour me laver!» Lorsque les flammes attaquèrent la région du coeur, avant d’expirer, Charles murmura: «Mon Dieu! mon Dieu!»

Comme le groupe des martyrs avançait vers le bûcher, un cri de triomphe retentit: Nwaga, le fils du chef des bourreaux, avait réussi à s’enfuir de la maison pour voler au martyre! Il bondissait de joie en se retrouvant dans la compagnie de ses amis. On l’assomma d’abord d’un coup de massue, puis il fut roulé avec les autres dans des claies de roseaux pour devenir dans un instant la proie des flammes.

Après leur avoir brûlé les pieds, ils reçurent la promesse d’une prompte délivrance s’ils renonçaient à la prière. Mais ces héros ne craignaient pas la mort de leur corps et devant leur refus catégorique d’apostasier, on commença à incendier le bûcher. Par-dessus le crépitement du brasier et les clameurs des bourreaux sanguinaires, la prière des saints martyrs s’éleva calme, ardente et sereine: «Notre Père qui êtes aux cieux…» On sut qu’ils étaient morts lorsqu’ils cessèrent de prier.

Le dernier des martyrs s’appelait Jean-Marie. Longtemps obligé de se cacher, las de sa vie vagabonde, il désirait ardemment mourir pour sa foi. Malgré les conseils de ses amis qui essayaient de le dissuader de ce projet, Jean-Marie résolut d’aller voir le roi Mwanga. Nul ne le revit plus jamais, car le 27 janvier 1887, Mwanga le fit décapiter et jeter dans un étang.

La dévotion populaire aux martyrs de l’Ouganda prit un essor universel, après que saint Pie X les proclama Vénérables, le 16 août 1912. Leur béatification eut lieu le 6 juin 1920 et ils reçurent les honneurs de la canonisation, le 18 octobre 1964.

Qui sont ces Saints Martyrs?

  • Achille Kiwanuka († 1886), clerc
  • Adolphe Ludigo Mkasa († 1886), laïc
  • Ambroise Kibuka († 1886), laïc
  • Anatole Kiriggwajjo († 1886), laïc
  • André Kaggwa († 1886), laïc
  • Athanase Bazzekuketta († 1886), laïc
  • Bruno Seronuma (Séron Kuma) († 1886), laïc
  • Jacques Buzabalio († 1886), laïc
  • Charles Lwanga († 1886), laïc
  • Denis Sebuggwao († 1886), laïc
  • Gonzague Gonza († 1886), laïc
  • Gyavira († 1886), laïc
  • Jean-Marie Muzei († 1887), laïc. Dernier supplicié, il fut décapité, et son corps jeté dans un marécage près de Mengo, un faubourg de la capitale
  • Joseph Mkasa Balikuddembé (Joseph Mukassa) († 15 novembre 1885), laïc, premier martyr.
  • Saint Kizito (°1873 – † 1886), laïc
  • Luc Banabakintu († 1886), laïc
  • Matthias (Mulumba) Kalemba (°1836 – † 1886), laïc
  • Mbaya Tuzinde († 1886), laïc
  • Mgagga († 1886), laïc
  • Mukasa Kiriwanwu († 1886), laïc
  • Noé Mawaggali († 1886), laïc (fêté également le 31 mai)
  • Pontien Ngondwe († 1886), laïc

Sources:

Tiré de Marteau de Langle de Cary, 1959, tome II, p. 305-308 — Vivante Afrique, No 234 – Bimestriel – Sept – Oct. – 1964

Wikipédia

Vatican news

Lyon: Béatification de Pauline Jaricot, le Directeur National des OPM au BÉNIN dévoile ses sentiments.

Juste après la messe de béatification de Pauline Jaricot, le Directeur National des OPM au BÉNIN, Père Cosme Tayéwo ADJOMALE, s’est exprimé pour dévoiler ses sentiments.

« Bonsoir, chers lecteurs, chers auditeurs de votre site web
Mes sentiments au terme de l’assemblée générale des OPM qui s’est ouverte le 16 mai et qui sera clôturée demain 23 mai avec la béatification de Pauline Jaricot aujourd’hui, sont vraiment bons. Je rends grâce à Dieu. C’est de lui que vient toute gloire.

Comment faire pour que la mission devienne quelque chose de « partagé » par tous ? Telle a été l’idée qu’avait Pauline. Ce n’est pas comme si tout allait sur des roulettes. Elle a connu beaucoup de souffrances. Et le rosaire vivant ayant marché, la collecte pour les missions ayant marché, elle a voulu se lancer dans ce qu’on appelle communément redorer le blason de la classe ouvrière. Mais cela n’a pas marché parce que Pauline a été roulée dans la farine et donc elle a tout perdu.

Elle a tout perdu et a vécu la souffrance, même dans son sens premier à la fin de sa vie. Mes sentiments sont encore de bons sentiments, de joie, les sentiments de reconnaissance. Car le Seigneur s’est servi de sa servante comme il se sert de chacun de nous pour aller de l’avant. Je rends grâce à Dieu que tout se soit bien passé pour la délégation qui m’accompagne aussi. Vous avez vu comment le drapeau du Bénin a flotté. Je l’ai voulu et Dieu m’a aidé. Et tout s’est bien réalisé. Je parle ici des secrétaires nationaux : Père Patrick BIO, secrétaire National de l’œuvre de Saint Pierre et Sœur Micheline TOWANOU, secrétaire nationale de l’Enfance Missionnaire. Tous sont présents ici et ont vu.

Nous souhaitons qu’il y ait des retombées de cette assemblée générale. La grâce de Pauline Jaricot dans tous les sens pour le bonheur des OPM au Bénin. Nous allons continuer à prier et à prendre Pauline Jaricot comme un modèle que l’Église nous propose. Ma prière est que tous, comme baptisés, au Bénin retrouvent leur conscience missionnaire et deviennent des envoyés, des missionnaires pour aller de l’avant et travailler comme Pauline Jaricot.

Et je voudrais dire, comme cela se dit aujourd’hui dans le diocèse de Djougou, « avec Jésus et sa Sainte Mère, soyons tous Missionnaires. »

Pauline Jaricot béatifiée devant des milliers d’Hommes venant de partout : le drapeau du Bénin était brandi

Les livres de Pauline Jaricot

La date du 22 Mai 2022 sera à jamais gravée dans les annales du diocèse de Lyon en particulier et de l’église catholique en général et pour cause, celle qu’on peut appeler de non droit  »la mère des missions » a été béatifiée avec l’autorisation du Saint Père, lors de l’eucharistie dominicale présidée par le Cardinal TAGLE, Préfet de la congrégation pour l’évangélisation des Peuples.

Près de 12.000 personnes se sont réunies dimanche près de Lyon dans un hall d’exposition transformé pour l’occasion en église géante pour la béatification de Pauline Jaricot, une Lyonnaise pionnière du catholicisme social.

Le rite de béatification a donné lieu à une procession durant laquelle la relique du coeur de Pauline Jaricot a été porté jusqu’à l’autel.

Née en 1799 dans une famille d’industriels de la soie, cette pionnière du catholicisme social laïque est connue pour avoir fondé l’Œuvre de la Propagation de la foi, destinée à soutenir les missions catholiques dans tous les continents, et devenue un siècle plus tard un pilier des Oeuvres pontificales missionnaires (OPM).

Selon l’archevêque de Lyon, Mge Olivier de Germay, les représentants des œuvres pontificales missionnaires de plus d’une centaine de pays étaient présents pour cet hommage à « une femme qui a vécu au 19e siècle mais qui est au fond très moderne ». Dans le public du parc Eurexpo, des participants brandissaient un drapeau polonais et des danseuses malgaches ont défilé dans les travées. Plus d’une dizaine de Béninois présents, prêtres, laïcs, religieuses avaient joyeusement brandi également leur drapeau.

Les livres de Pauline Jaricot

Le préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, le cardinal Luis Antonio Tagle, qui préside la cérémonie, a lu une lettre en anglais du pape François acceptant que Pauline Jaricot « soit désormais appelée bienheureuse ». »

Après avoir lu la vie de Pauline Jaricot, je me suis dit qu’elle était peut-être née à Lyon en France mais qu’elle aurait aussi pu être africaine, asiatique, américaine, océanienne tant son amour, sa passion pour Jésus et pour les pauvres sont universels », avait précédemment déclaré Mgr Tagle à la presse.

A l’issue de cette lecture, le portrait de Pauline Jaricot a été dévoilé et applaudi par les fidèles, de tous âges et qui témoignaient d’une grande ferveur, entonnant les chants religieux en choeur.

Les mots de la Sœur Micheline TOWANOU, secrétaire Nationale de l’Enfance Missionnaire

« C’est une joie pour nous les Béninois de se retrouver à Lyon ce dimanche de Béatification de Pauline Jaricot notre amie missionnaire. Avec notre fanion, beaucoup se sont rapprochés de nous pour manifester leur amour pour le Bénin car ils ont eu des occasions de passer quelques années au Bénin. Beaucoup de béninois y étaient à cette solennelle célébration. Dieu soit loué. Vive la bienheureuse Pauline, vive la mission, vive le Bénin. »

Les livres de Pauline Jaricot

Béatification de Pauline Jaricot : Visite et témoignages du papa de Mayline, la miraculée

(Le Directeur National des OPM BÉNIN en veste noire, Mayline en blanc-vert et sa maman, sa sœur et son papa sur la photo)

Père Cosme Tayéwo ADJOMALE

« Je suis Emmanuel TRAN, papa de Mayline. Nous habitons Annecy.Repas de fête avant de déménager au sud de la France, étouffement de Mayline, soins intensifs, manque d’oxygène, arrêt cardiaque. Coma profond avec mort cérébrale imminente annoncée. Neuvaine en juin 2012 en l’honneur de Pauline Jaricot. Partie de Lyon éteinte, elle est arrivée à Nice toute transformée. Son état clinique ne correspond pas aux dossiers venus de Lyon.

Le médecin dit:  » votre fille ne mourra pas chez moi mais aura des séquelles toute sa vie et restera handicapée au lit toute sa vie »Rapidement signe de récupération, elle est revenue au grand étonnement des médecins. Mayline se retourna vers Nathalie et dit:  » maman »Capable de bouger, de se lever et de marcher quelques semaines après.Les mois avancent et Mayline reprit sa vie de petite fille sur la route de l’école. Les médecins demandent d’autres examens, le cerveau reprit ses fonctions avec une régénération extraordinaire. Cela relève d’un miracle. Un événement inédit en médecine !Nous avons commencé à connaître Pauline Jaricot grâce à Elisabeth qui avait initié la neuvaine. Moi qui n’était pas baptisé, je fis mon cheminement catéchuménal et fut baptisé 4 ans après en 2016. Puis j’ai rencontré l’archevêque pour échanger sur la question.

La situation a fortifié la foi de beaucoup d’amis et de nos proches qui doutaient dans leur foi; ils ont redécouvert la foi, ont évolué dans ce sens en voyant ce miracle.Je rencontre beaucoup de personnes qui me témoignent de l’amour.Un journaliste m’a dit ces jours-ci :  » Pauline Jaricot a porté la foi aux gens, c’est ce que vous faites aujourd’hui. Dieu est parmi nous en permanence » « 

Colloque international sur Pauline Jaricot: la délégation du Bénin doublement en joie

Le Père Gaston OGUI COSSI (Théologien) du Bénin est l’un des intervenants de ce colloque.

 »Le meilleur jour de la fête, c’est la veille ». Cette assertion se vérifie pour la délégation béninoise constituée pour participer à la béatification de Pauline Jaricot.

Père Patrick Bio, Secrétaire National


En effet, ce jour 21 Mai 2022, veille du grand rendez-vous ecclésial dans cette ville historico- spirituelle, tous les directeurs nationaux et les personnes de bonne volonté ont participé à un colloque au centre d’animation missionnaire de Valpré.
Le thème général qui a focalisé l’attention des participants est intitulé  »la fécondité d’un charisme: Pauline Jaricot et l’œuvre de la propagation de la foi ». Pour entrer dans l’intelligence de cette thématique dense de sens, d’éminentes personnalités ont été sollicitées.
L’occasion de ses assises aura permis à Mgr Georges COLOMB, Directeur national des OPM – France, d’accueillir tous les participants dans la prestigieuse salle de conférence du centre muni d’un dispositif de communication haut de gamme.

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Ensuite l’honneur est revenu à Pierre DIARRA d’introduire le colloque. L’universitaire a eu le mérite de préciser l’argumentaire des travaux dans un style simple et accessible. L’essentiel de son intervention se résume au fait qu’il faut non seulement regarder le passé mais aussi il faut que ce passé nous inspire pour une mission dynamique et réussie. De toute façon, nous aurons, présent à l’esprit, cette question essentielle qui doit être permanente et toujours actualisée:  »pourquoi faut-il évangéliser, avec et comment réaliser la mission? ».
Tour à tour Madame Catherine MASSON, cette femme chrétienne, Universitaire et auteure de plusieurs livres, est intervenue comme personne ressource pour nous parler de  »Pauline JARICOT : une femme aux nombreuses intuitines ». Toute de suite Madame Catherine a tenu à préciser le contenu de concept  »intuition » pour une compréhension éclairée et nette du sujet qui lui a été confié. En réalité, parlant de Pauline Jaricot, le professeur a tenu à nous préciser qu’elle a vécu ces intuitions dans la foi, la prière et vécu les réalités de son temps. Elle a senti les besoins de celui-ci avec la nécessité d’éveiller le sens de la solidarité qui était un besoin de son temps. Cette plongée dans la vie de Pauline a permis à la conférencière de souligner certains aspects importants de cette figure d’église, modèle de laïque engagée pour la cause de la mission. L’aspect pionnier de la vie de Pauline c’est que tout d’abord, elle se montre pionnière comme une femme. Ensuite Pauline vit et agit comme une femme. Enfin, elle a pris sa place de laïque dans le processus de mise en place de cette œuvre qui deviendra une œuvre ecclésiale d’une lumineuse inspiration.


Dans ses initiatives, Pauline s’adressait aux femmes et les embauchait dans ses œuvres. Affectueusement, Pauline appelait ses braves dames ouvrières les  »réparatrices du cœur de Jésus méprisé et marginalisé ».
Parler de Pauline Jaricot, c’est parler de l’Eglise de Saint Nizier. Église dans laquelle elle se confie définitivement à Jésus pour le service de la mission :  »Jésus, je veux souffrir et mourir avec toi ». En ce lieu, aujourd’hui elle repose. Faut-il préciser qu’elle est la fondatrice du  »Rosaire vivant ».

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Madame Bernadette TRUCHET, Directrice du centre de documentation n’a pas fait économie de parole pour nous renseigner par rapport au thème : « la propagation de la Foi: une rapide expansion ». Agrégée d’Histoire, Docteur d’Etat en Histoire, cette femme énergique, a pris la peine de préciser que  »si l’œuvre a été créée, c’est pour répondre à un besoin ». De toute façon personne ne peut nier ce besoin essentiel pour la vitalité et la visibilité de l’Eglise.

Le troisième intervenants Mr Claude Prudhomme, Agrégé d’Histoire, Docteur d’Etat, membre du comité Pontifical de Sciences historiques, intellectuel de haut vol nous a fait un inventaire de la propagation de la foi de 1622 en 1968. Au cours de cette période, il y a eu comme un changement de paradigme. Désormais, le salut est quelque chose d’urgent. Chacun doit pouvoir se dire  »je ne peux avoir accès au salut si je ne porte pas le souci du salut des autres. Il y a donc une solidarité spirituelle toujours soutenue et renouvelée qui doit nous habiter.
D’autres activités non moins importantes ont suivi.


Tous les participants malgré la densité et le temps long des interventions et échanges n’ont pas été ennuyés. Bien au contraire, riche en couleurs et informations, ce colloque nous aura permis aux un et aux autres de savoir un peu plus sur cette institution que chacune des organisations nationales gère au mieux de ses capacités.

Rappelons que le colloque est établi comme suit :

Programme

Accueil

Mgr Georges Colomb, Directeur des OPM France, Évêque de La Rochelle et Saintes

Introduction

Pierre Diarra, Docteur en théologie et en histoire des religions et anthropologie religieuse, ancien responsable France de l’UPM

Pauline Marie Jaricot. Une femme aux nombreuses intuitions

Catherine Masson, Docteur en histoire, Maître de conférences honoraire de l’Université catholique de Lille

L’Œuvre de la Propagation de la Foi : une rapide expansion

Bernadette Truchet, Docteur d’État en histoire, Responsable du Centre de documentation et d’archives des OPM et Présidente du CREDIC (Centre de recherches et d’échanges sur la diffusion et l’inculturation du Christianisme)

De la Propaganda Fide (1622) à l’Évangélisation des peuples (1968)

Claude Prudhomme, Docteur d’État en histoire, Professeur émérite de l’Université Lyon 2

Rôle des OPM au sein de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples

Père Dinh Anh Nhue Nguyen, Secrétaire général de l’Union Pontificale Missionnaire

Défis missionnaires dans les continents

Comment les intuitions de Pauline Marie Jaricot peuvent-elles nous aider à vivre aujourd’hui la mission ad gentes, la mission inter-gentes… ?

Table ronde animée par le Père Vincent Sénéchal, Supérieur général des MEP

Intervenants

Pour l’Amérique du nord:

Père Yoland Ouellet, Directeur des OPM Canada-Montréal

Pour l’Europe:

Père Anthony Chantry, Directeur des OPM Angleterre-Galles et coordinateur continental

Pour l’Afrique:

Père Vincent Mwakhwawa, Directeur des OPM Malawi et coordinateur continental

Père Gaston Ogui Cossi (Bénin), Professeur de théologie à l’UCAO, Abidjan

Pour l’Asie:

Père Pedige Basil R. Fernando, Directeur des OPM Sri Lanka et coordinateur continental

Sœur Evelyn Monteiro (Inde), théologienne

Pour l’Amérique latine:

Père Maurício Jardim, Directeur des OPM Brésil et coordinateur continental

Pour l’Océanie:

Père Brian Lucas, Directeur des OPM Australie et coordinateur continental

Conclusion

Cardinal Luis Antonio Tagle, Préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples

Que par les mérites de Pauline Jaricot, Dieu allume le feu de la mission en notre cœur pour que Christ soit connu, aimé et servi.

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